mardi 21 février 2017

Le Samedi 18 mars, à 18h30 à la Renommée à St-Père, Jean-Christophe Belleveaux, poète




 RVLE, comme chaque année, commence la saison avec le Printemps des Poètes et en 2017 inaugure un nouveau lieu, le café La Renommée à Saint-Père, en alternance avec les Glycines à Vézelay. La rencontre aura lieu à 18h30.

Nous avons pensé que nulle n’était mieux placée pour choisir un poète que la belle association Samedi Poésies Dimanche Aussi qui organise en juillet depuis quelques années un formidable week end de poésie à Bazoches.
Ce sont donc nos amis Geneviève Peigné et Jean-François Seron qui nous proposent de recevoir et écouter Jean-Christophe Belleveaux.

Il est né à Nevers en 1958. De racines nivernaises et polonaises, il fait des études de lettres à Dijon et apprend la langue thaï à l’INALCO à Paris.


Il a animé la revue Comme ça et Autrement durant sept ans. Grand voyageur, notamment en Asie, il s’est éloigné de l’enseignement et s’essaie à une existence en poésie : écriture, lectures publiques, rencontres-débats, résidence d’écrivain…

Il a déjà publié de nombreux ouvrages :

  • L'emploi du temps, Éditions le phare du cousseix, 2017
  • cadence cassée, Éditions Faï Fioc, collection "cahiers", 2016,
  • Fragments mal cadastrés, Éditions Jacques Flament, 2015
  • L'inquiétude de l'esprit ou pourquoi la poésie en temps de crise ? (ouvrage collectif de réflexion de 21 auteurs), Éditions Cécile Defaut, 2014
  • Bel échec co-écrit avec Édith Azam, Le Dernier Télégramme, 2014
  • Démolition, Les Carnets du dessert de Lune, 2013
  • ces angles raturés, ô labyrinthe, Le Frau, 2012
  • Épisode premier, Raphaël De Surtis, 2011
  • CHS, Contre Allées, 2010
  • Machine Gun, Potentille, 2009
  • La Fragilité des pivoines, Les Arêtes, 2008
  • La quadrature du cercle, Les Carnets du dessert de Lune, 2006
  • soudures, etc., Polder / Décharge, 2005
  • Caillou, Gros Textes, 2003
  • Nouvelle approche de la fin, Gros Textes, 2000
  • Géométries de l'inquiétude (nouvelles), Ed. Rafaël de Surtis, 1999
  • Dans l'espace étroit du monde, Wigwam, 1999
  • Poussière des longitudes, terminus, Ed. Rafaël de Surtis, 1999
  • le compas brisé, Pays d’Herbes, 1999
  • Carnet des états successifs de l'urgence, Les Carnets du dessert de Lune, 1998
  • Le fruit cueilli, Pré Carré, 1998
  • Bar des Platanes, L’épi de seigle, 1998
  • sédiments, Polder / Décharge, 1997
  • L'autre nuit (avec Yves Humann), éditions Saint-Germain-des Prés, 1983

Et en anthologies :

  • Nous la multitude, anthologie réalisée par Françoise Coulmin aux éditions du Temps des cerises, 2011

 

Consultez Internet pour en savoir plus et lire des extraits de ses œuvres. Mais surtout venez le voir et l’entendre, samedi 18 mars, à 18h30 à la Renommée à Saint-Père. Une première !

jeudi 9 février 2017

Les derniers livres de Pascale Roze et Jean-Pierre Cannet

Nos amis Pascale Roze et Jean-Pierre Cannet, très proches de RVLE viennent de publier leurs derniers romans.

Pascale Roze a écrit Lonely Child (Stock) un très beau texte qui entremêle petite et grande Histoire, guerres et colonisation et tisse sa trame autour de la transmission.






Jean-Pierre Cannet est l'auteur d'un Des noces rêvées ne meurent pas aux éditions La Renverse. C'est une réédition du livre Les vents coudés, déjà publié chez Gallimard en 1993 dans la collection "Page blanche".
Le texte est suffisamment fort pour justifier cette nouvelle publication sous un nouveau titre.


JPC présente son livre prochainement à Caen, au Brouillon de culture (15 février à 17h).
Laissons le libraire en parler:



« On se souvient l’avoir vu descendre des friches la première fois, hagard et crevant la faim. Le curé n’est pas près de l’oublier ; Chapital lui avait dit : c’est Rose-Monde. Et de Rose-Monde on ne sait toujours rien. On ne saura peut-être jamais.
Cette femme-là c’est le ciel ou l’enfer, ou les deux à la fois ? (…)
            Deux yeux brillent au fond d’une cage. Irrésistiblement Chapital s’en approche. La petite bête est toute jeune, pas plus grosse qu’un chat, sans doute à peine sevrée. Ce sont ses yeux, ils ont le dessin, la couleur surtout… »
L’écriture déroutante de Jean-Pierre Cannet tisse des paysages chaotiques, poursuit des itinéraires intimes au carrefour des lumières : des vies fragiles et vibrantes témoignent ici d’une humanité qui se cherche et claque au vent comme la voilure d’un bateau. L’envie de vivre domine, la nécessité de partir en amour, et les destins se croisent pour mieux s’éclairer mutuellement. Un roman vibrant de poésie.

On leur souhaite le plus grand succès.

mardi 7 février 2017

"La colline", un second roman de Philippe Auverny-Bennetot


Notre ami Philippe Auverny-Bennetot, est docteur en économie. C’est vézelien bien connu de tous. Il a écrit divers ouvrages très techniques sur la finance et un premier roman en 2013 « Les morts dans l’âme » qui racontait le terrible retour des camps de concentration d’une jeune femme, Anne.
Il avait été présenté dans le cadre des Amis de Vézelay, avec Yannick Petit.




L'auteur vient de publier un second récit, La colline,  chez L’Harmattan.


Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas de Vézelay, loin de là, mais encore une fois de la dernière guerre. C’est l’histoire d’un étudiant en physique allemand des années 20, qui compte tenu de la montée du nazisme,  choisit l’exil aux Etats-Unis. Il y participe aux recherches sur l’énergie nucléaire qui vont aboutir aux premières armes de destruction massive.

 

Entretien avec l’auteur :

 

  • RVLE : Philippe, racontez-nous la trame de votre roman
  • Philippe Auverny-Bennetout : La vie de Hans Brauner, lycéen puis étudiant en physique aurait pu être agréable à Berlin à la fin des années vingt, mais l’ombre du parti national-socialiste commence  à s’étendre sur le pays. Il a conscience des risques que cela fait courir à la jeune démocratie allemande, mais il ne réagit pas, « tu ne t’engagera jamais car tu es trop occupé à réfléchir à l’engagement » lui déclare sa sœur Hilda. En janvier 1933, Hitler devient chancelier et en quelques semaines une dictature sanguinaire s’abat sur l’Allemagne y compris sur l’Université où toute forme de de vie démocratique disparait. Rapidement sa famille à l’exception de sa sœur, membre active des Jeunesses Hitlériennes, fait partie de l’Allemagne qui se terre et qui se tait.

Conscient qu’il avait accepté et qu’il allait accepter trop de résignations et de compromissions, il décide de quitter Berlin pour Paris où l’attend une vie misérable, entouré de réfugiés allemands persuadés qu’ils vont, depuis la France, faire tomber rapidement la dictature nazie.

 Quelques mois plus tard il est recruté par l’université Columbia de New-York dans le prestigieux  département de physique de l’atome où il retrouve  de nombreux savants européens chassés par les dictatures. Sa principale préoccupation devient alors : comment contribuer un tant soit peu à la chute des nazis ?

La découverte en Allemagne de la fission de l’atome laisse entrevoir la possibilité de disposer d’une bombe au pouvoir dévastateur, Hans va participer à la course entre les grands pays pour la maitrise de l’arme atomique.   Rapidement il gagnera dans le désert du Nouveau Mexique, le plus grand et le plus secret centre de recherche au monde où se construisent les premières armes de destruction massive. Là, où se concentre  un nombre exceptionnel  de savants, dont des Allemands et des italiens, obsédés à l’idée que les nazis puissent être les premiers à détenir la bombe.

 

  • RVLE : Comment vous est venue l’idée de ce récit ?
  • PAB : Ayant enseigné pendant de nombreuses années, je me suis intéressé au comportement de l’Université berlinoise  pendant la montée des nazis et dans les premières années  de leur arrivée au pouvoir, était-il possible d’arrêter la marche vers l’abime ?

De même j’ai cherché à connaitre les réactions des universitaires de Columbia lors des déclarations de guerre des Etats-Unis à l’Allemagne et au Japon. J’ai pris aussi de l’intérêt à décrire la vie quotidienne et les interrogations morales des centaines de scientifiques européens enfermés pendant trois années dans le centre de recherche de Los Alamos, pour construire l’arme qui devait déterminer l’issue de la guerre. Pourquoi les Américains et les réfugiés ont-ils réussi là où les Allemands ont échoué. Mais au-delà de mon héros et des scientifiques qui l’entourent, j’ai souhaité décrire certains comportements de la population américaine, de la déclaration de la guerre jusqu’aux  bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki.

Ce récit romancé, où prennent place des événements historiques de la période 1930-1945 et où apparaissent reconnaissables des responsables politiques ou militaires, m’a conduit à lire de nombreuses biographies, autobiographies et récits en vue de coller au plus près à la réalité historique.

 

 

 

 

samedi 28 janvier 2017

Nouvelles de nos amis Jean-Michel Delacomptée, Denis Grozda, Pascale Roze, Edith de la Héronnière...

Quelques (bonnes) nouvelles de nos auteurs amis...


Jean-Michel Delacomptée était l'invité jeudi 26 janvier de l'émission "En compagnie des auteurs" à 15h sur France Culture. Stimulants échanges sur la littérature à podcaster ou écouter en différé sans modération.
Il devrait publier en août "Le sacrifice des dames".


Denis Grozdanovitch vient de publier chez Grasset "Le génie de la bêtise". Il a fait la Une du Monde des Livres du vendredi 27 janvier avec une excellente critique. Il a participé le samedi 28 à "Réplique", l'émission d'Alain Finkielkraut de 9h sur France Culture, avec Belinda Canonne. Là encore écoute stimulante toujours possible en replay. Il présente et dédicace son livre le 2 février à l'Ecume des Pages, Bd St Germain à Paris à 18h30.


Valérie Delbore lira des extraits du "Aimer et ne pas écrire" de Claire Tencin, chez Tiluli, 142 rue de Rennes, samedi 4 février à 18h.


Pascale Roze doit publier la semaine prochaine le roman dont elle nous a un peu parlé lors du dernier Grand Rendez-Vous.


Actuellement à l'affiche à Paris au théâtre de la tempête "Urfaust de Goethe, traduit par notre ami Jean Lacoste et Jacques Le Rider.


Edith de la Héronnière publie prochainement aussi trois livres dont un à Rome.


Nos auteurs amis travaillent....


Notre amie Sophie Caillat, éditrice fondatrice de Premier Parallèle, qui sera notre invitée d'avril, est aussi très dynamique. Elle vient d'éditer "Le complexe de Caïn" de Gérard Haddad, qui rencontre un grand succès. Parmi d'autres publications, toutes intéressantes.

jeudi 12 janvier 2017

ECRIRE....par Gil Jouanard

 Gil Jouanard, écrivain qui fut un temps résident à la Maison Jules Roy a entamé depuis quelques jours un passionnant dialogue sur Facebook sur l'acte d'écrire, l'écriture, etc...
Avec son aimable accord, nous publions sur notre blog le texte paru ce matin.


 

 

Un récent échange sur Facebook m’a confirmé quelque chose que j’ai depuis longtemps subodoré, à savoir que certaines personnes considèrent l’écriture littéraire (laquelle est tout autre que son homonymique instrument de communication ordinaire) comme une thérapie, voire comme un musée des horreurs qui feraient, l’une, remonter à la surface, après diagnostic, le virus malin d’une obsession maladive, l’autre se manifester les monstres dont nous croyons être le domicile fixe.


Ce qui est sûr, c’est que, livrée à elle-même, on peut même dire : délivrée, l’écriture (dont la perspective éditoriale n’est pas véritablement nécessaire), du fait qu’elle tire à elle les mots qui nous constituent, a le pouvoir de restituer des impressions, des sensations, des sentiments et des souvenirs dont la conjonction constitue la trame de notre imaginaire et, plus modérément, le canevas de notre affectivité et de notre activité mentale.


Ce n’est déjà pas rien, loin s’en faut ; et en effet, le parcours en écriture permet de reconnaître des lieux fixes oubliés, des instants perdus de vue, des circonstances éludées ou mal vécues autrefois. Mais aller jusqu’à croire que cet exercice d’exploration et de prospection va soudain conduire au jour la folle du logis ou le diable vert de l’aliénation mentale, il y a loin. Ce n’est pas l’écriture qui rendit fous Artaud et Hölderlin par exemple. Leur folie s’étant emparée de tout eux-mêmes, elle fit main basse sur leurs écrits, inévitablement ; c’est tout ce qu’on peut dire. Il n’y a pas de relation intrinsèquement consubstantielle entre ce mal à vivre (qui pour la plupart des aliénés s’exprime par la voix ou par le silence) et l’acte d’écriture. Ils coexistent bien évidemment, puisque c’est celui que l’on est qui écrit ; mais l’écriture n’est ni le fauteur de trouble ni la panacée qui va régler son compte au cancer affectif et mental ou moral.


Il existe du reste une tout autre façon de pratiquer l’écriture, que je dirai volontiers ludique, celle que je privilégie (car les urgences qui imposent de produire un manifeste ou un cri de révolte sont rares, ou se traduisent en pamphlet ou en discours péremptoire ; râler et cracher son indignation suffit en général à apaiser notre bile), c’est la promenade. A la fois récréative et source de riches et parfois imprévues découvertes, cette déambulation qui nous fait parfois rebondir d’un mot à l’autre comme on le fait de pierre en pierre dans un torrent de montagne me ravit, m’enchante et, disons-le sans vergogne, me suffit. Pour mes démons intérieurs, j’ai appris dès l’enfance à les rabrouer, sachant d’instinct rentrer en moi-même et me tenir tranquille, ainsi que Cinna le préconisait à Octave, dans la pièce éponyme de Corneille. Il y a suffisamment d’épines sur le chemin pour ne pas aller chatouiller les pieds de mes fantasmes.
Quant aux chevaux de frise dont l’Histoire parsème le paysage, je crois moins aux vertus combatives des mots, qu’un rien suffit à éroder ou à émousser, qu’à l’action efficace d’un sécateur tranchant, c’est-à-dire justement à l’action, toujours freinée par les bavardages périphériques.


Wanderer dans l’âme, je vais ainsi dans la vie qui a la grande bonté de m’héberger. Et je m’en vais, clopin-clopant, comme chantait Yves Montand, ou encore au vent mauvais, qui m’emporte, deçà, de-là, pareil à la feuille morte, comme l’écrivit Verlaine.

 
Ce ne sont pas mes écrits, fussent-ils insolemment autobiographiques, qui me conduiront à l’asile ou dans la chambre de Zimmer (n’est-ce pas drôle, la chambre de Chambre ?), ou encore suspendu par le cou à la lanterne qui se trouvait croit-on à l’endroit précis où fut par la suite placée la boîte du souffleur du théâtre Sarah Bernhardt…

Abbeville, ce 12 janvier 2017

 

vendredi 30 décembre 2016

Voeux et début de programme 2017


 

Chers amis lecteurs, auteurs, écrivains, amateurs de littérature et amis de RVLE, nous vous souhaitons une très belle et très bonne année, pleine de lectures et d’écriture, pleine de rencontres stimulantes et chaleureuses.
Pleine de joie aussi, de bonheur, de paix, de santé, d’espérance et de confiance.

Nous essayerons  cette année encore, avec une équipe élargie, de vous proposer quelques rendez-vous.

Nous les commencerons au café, soit à La Renommée à Saint Père soit aux Glycines à Vézelay, en alternance.

Voici un début de programme pour le premier semestre:

Rencontres au café à 18h30:

  • Samedi 18 mars à la Renommée (Saint-Père) dans le cadre du Printemps des poètes: café poésie, avec Samedi Poésie et Dimanche Aussi et le poète Jean-Christophe Belleveaux ;
  • Samedi 8  avril aux Glycines : Sophie Caillat et sa nouvelle maison d’édition Premier Parallèle ;
  • Samedi 13 mai (St Père) : autour de l’écriture de Pierre Michon, avec Henri Mitterrand et Jean-Louis Tissier notamment ;
  • Samedi 3 juin (Glycines) : avec Claire Tencin, écrivain, auteur de trois « récits » et d’un essai
     

Nuit de l’écriture : samedi 24 juin, avec Jacques-François Piquet, écrivain invité en 2016 des Grands Rendez-Vous.


Nous essayerons de monter le samedi 1 juillet une Journée de la lecture, avec le mouvement Mots dits-Mots lus.

Nous espérons aussi pouvoir vous proposer une après- midi festive de promenade ou goûter littéraire et un nouveau stage de lecture à voix haute avec Les Mots Parleurs.

D’ici là, passez de belles fêtes de fin d’année et commencez bien l’année nouvelle.

Avec toute notre amitié

L’équipe des RVLE

samedi 10 décembre 2016

Duetto avec Proust, Laurence Grenier et Sara Saragoni à Paris


Quatre représentations de Duetto sur Marcel Proust, avec Laurence Grenier et Sara Saragoni, à Paris cette semaine, dans la cave d’un café du Quartier Latin, les 5 et 9 décembre.

Une dizaine de spectateurs en moyenne à chaque spectacle, des amis de l’une ou de l’autre, des inconnus aussi, passants attirés par l’affiche apposée aux vitres du Rendez-Vous Saint Germain. Tous intéressés à des degrés divers, des passionnés, des découragés de la lecture suivie de l'auteur, tous attentifs.

C’est à peu près la même performance que celle donnée à Vézelay le 1 octobre au premier étage de l’Ame enchantée, mais les improvisations de Laurence permettent de subtiles variations. Une lectrice seulement, au lieu de deux, Sara, qui donne à entendre la beauté des textes de Proust.

Malgré les bruits du café, la fraîcheur de la cave, la tension est restée intense, comme une communion qu’évoquait Laurence dès qu’il s’agit de groupes proustiens. A l’issue de chaque séance, chacun pouvait exprimer ses joies et réticences à la lecture. Sara a pu lundi parler longuement de son rapport à l’autre « grand » pour elle, Dante. Vendredi, Dominique Drouin a dit par cœur des passages superbes ou drôles de son maître.

Je lui cède la place pour qu’il partage dans ce blog ses impressions immédiates :

« Quitter son Morvan adoré (son "Morvana"), la mort dans l'âme, et voir fondre ses regrets bien vite dans la cave de ce café parisien malgré sa fraîcheur, quelle ne fut pas ma joie, offerte comme à tous les participants, suscitée par cette communion proustienne ! Et tant pis pour le migrateur volage que ça fait de moi ! Proust lu par Sara Saragoni, c'est un peu Bach joué par Glenn Gould ; exhaussant, magnifiant ici d'une voix chatoyante la prosodie, les subtilités et nuances de l'écriture proustienne. »