vendredi 23 février 2018

Le programme de RVLE pour 2018


 
 Rencontres littéraires les samedi 29 et dimanche 30 septembre 2018

                                                     à Vézelay

 

        
 La nouvelle présidente, Sophie Caillat, éditrice, cofondatrice des éditions Premier Parallèle nous propose son prochain programme.

 Dans la continuité du Grand Rendez-vous organisé par l’équipe précédente, la présidente, qui prend la succession de Geneviève Pascaud-Bécane, entend privilégier les rencontres avec les auteurs.

À travers quatre écrivains, qui tous ont un parcours riche et ancien, il s’agira de donner à entendre ce qui préside à la naissance d’une œuvre littéraire, comment un auteur s’installe durablement dans le paysage éditorial et médiatique, et comment ses livres trouvent leur place dans un écosystème constitué de différents acteurs (l’éditeur, le diffuseur, le libraire, les bibliothécaires et les réseaux culturels).

L’ambition est de faire rayonner ces rencontres, au-delà de Vézelay, dans toute la région. C’est pourquoi chacun des quatre auteurs invités dialoguera avec un libraire des environs.

Grâce au partenariat avec l’association Les Livreurs, des lectures d’extraits sont également prévus, que ce soit lors des rencontres ou en extérieur (avec possibilité d’élargir le répertoire) si le temps le permet. Les livres des auteurs invités seront bien sûr disponibles à la sortie de chaque rencontre pour des séances de dédicaces.

 

 

         Programme du samedi 29 à la Maison Jules Roy

 

         10h30-12h : Eric Faye, écrivain, auteur d’une trentaine de romans, nouvelles et récits de voyages. Lauréat du Grand prix du roman de l’Académie française en 2010 pour Nagasaki, ce passionné d’Asie puise dans cette région du monde une part de son inspiration. Son dernier livre paru, Eclipses japonaises (Seuil) lui a valu un bel accueil critique et un tour de France. Il publie au printemps un récit de voyage au Tibet sur les traces d’Alexandra David-Néel.

Rencontre animée par Wilfrid Séjeau,de  la librairie Le Cyprès à Nevers

 

         14h30-16h : Emmanuelle Heidsieck, écrivain et journaliste dans le secteur social. Depuis son premier recueil de nouvelles sur les sans-papiers, paru en 1995 et traduit dans plusieurs langues, elle s’intéresse aux sujets à dimension politique. Dans Il risque de pleuvoir (Seuil, 2008), elle imaginait la disparition de la Sécurité sociale au profit de l’assurance privée. Dans son dernier roman À l’aide ou le rapport W (Léo Scheer, 2013), elle dépeignait un monde dans lequel le geste gratuit serait prohibé.

Rencontre animée par Evelyne Levallois, de la libraire L’Autre Monde à Avallon.

        

17-18h : Eric Faye et Emmanuelle Heidsieck débattront de leur condition d’écrivain. Cette dernière évoquera son engagement comme administratrice au sein de la Société des Gens de Lettres, où elle défend les droits des auteurs. Eric Faye reviendra sur les résidences d’auteurs, les prix littéraires et les festivals qu’il a fréquentés.

 

18h-19h : lectures par l’association Les livreurs (éventuellement en extérieur)

 

 

         Programme du dimanche 30, dans un lieu encore à déterminer mais que nous espérons être la Salle gothique

 

         11h-12h30 : Gérard Haddad, psychanalyste et essayiste, s’est fait connaître avec Le jour où Lacan m’a adopté (Grasset, 2002), récit de sa psychanalyse par Jacques Lacan. Il est l’auteur de nombreux livres ayant trait aux rapports entre psychanalyse et religions du Livre. Ses deux derniers ouvrages (Dans la Main droite de Dieu, 2015 et Le complexe de Caïn) sont consacrés à la question du fanatisme et de ses origines.

Rencontre animée par Lorant Hecquet,de la  librairie L’or des étoiles à Vézelay

 

         14h30- 16h :  Bénédicte Manier, journaliste à l’AFP, a écrit plusieurs livres consacrés à l’Inde et à l’écologie. Elle a obtenu le prix du livre de l’Environnement en 2013 pour son livre Un Million de révolutions tranquilles (LLL). Son récit des expériences écologiques innovantes Made in India, paraît au printemps en poche aux éditions Rue de l’Echiquier.

Rencontre animée par Christine Planchon, de la librairie Le Millefeuille à Clamecy.

 

         Þ Comme toujours, entrée libre dans la limite des places disponibles

        

 

mardi 13 février 2018

Le programme précis de l'association Romain Rolland

 


Nous avons publié un peu prématurément le riche programme de l'association Romain Rolland. Quelques erreurs s'étaient glissées. Voici, fourni par Martine Liégeois, le programme prévu:

Pré-programme 2018

 

(Comprenant les manifestations

organisées par d’autres structures, mais d’entrée libre)

 

 *8 mars – Paris (Sorbonne, amphi Liard) 18h30

Romain Rolland : heurs et malheurs d’un intellectuel hugolien au XXe siècle

Conférence de Didier Chiche, professeur à l’Université de Kobé au Japon.

En partenariat avec l’Association des Amis de Victor Hugo

 

 

 

10 au 31 mars – Mesnil Le Roi, 78 (Bibliothèque Emile Littré)

Exposition « A la découverte de Romain Rolland »

organisée par Xavier Corvol et la Bibliothèque Emile Littré

17 mars – 15 h  - Conférence de Xavier Corvol : « Au-dessus de la mêlée » : un texte de combat contre la guerre, un appel aux intellectuels européens pour une indépendance de l’esprit.»

 

 

 

5 mai – Châtel-Censoir (Salle du VVF) 14h

Romain Rolland et la Grande guerre. Conférence de Jean Lacoste

Organisation : « Association Chatel-Censoir d’Hier et d’Aujourd’hui »

 

 

 

16 juin - Vézelay  (Maison Jules Roy) 16 h

Les « deux » Michel-Ange de Romain Rolland

Conférence de Nicolas Surlapierre, conservateur des musées de Besançon

 

 

 

6 octobre - Nevers  16h (Archives Départementales de la Nièvre)

Romain Rolland et Maxime Gorki

Conférence de Fernand Egéa

 

 

 

5 décembre – Paris (Sorbonne, amphi Liard) 18h30

Romain Rolland et Paul Claudel

Conférence de Jean Lacoste

 

 
Nous communiquerons au fur et à mesure les dates des manifestations organisées.
 

 

 

www.association-romainrolland.org

jeudi 25 janvier 2018

"Temps restant estimé" de Dominique Drouin

Notre ami écrivain, Dominique Drouin, vient de publier son quatrième roman, "Temps restant estimé", qui aborde un thème quasi de sciences fiction: la Terre se rapproche dangereusement du soleil....

Un proche de RVLE, le journaliste Johan-Alex Lander, du journal Le Chronoscopia, s'entretient avec lui:

 

Johan-Alex Lander : Commençons par la question la plus banale qui soit, mais je n’en vois pas d’autres pour commencer : qu’en est-il de la ou des source(s) de votre roman « Temps restant estimé » ?

 

Dominique Drouin : En matière littéraire, la préhistoire d’un livre, ses sources sont si ténues qu’il est impossible de les identifier. Quelque chose sourd du côté d’un thème qui se met à miroiter. Ce sont plutôt des impulsions initiales qu’on sent vouloir se traduire en désir d’écrire ; il faudra les passer au crible du conscient pour en faire un projet ; s’assurer que les fondations s’enracinent en soi et promettent un développement.

Deux axes se sont alors dégagés et ont encadré ce sujet que j’avais, finalement, à cœur de traiter littérairement : deux aiguilles à tricoter le récit, si vous voulez.

L’une procédait du constat, fait à plusieurs reprises au cours de mes lectures, d’une grave insuffisance de culture scientifique chez les écrivains. La plupart ne savent pas dans quel univers ils sont. Comme si se perpétuait en toute innocence cette étanchéité scolaire entre les sciences dites exactes et les humanités.

L’autre, c’est cette fascination que j’ai pour la mécanique des objets célestes, mécanique très simple au demeurant, mais potentiellement si fragile qu’on peut s’étonner, s’éblouir du fait qu’elle dure, ou, si l’on a un tempérament anxieux, s’inquiéter de sa précarité, dont tout dépend pourtant. La science ne fait d’ailleurs que ça : mettre au jour la précarité et la contingence de l’édifice.

 

JAL : Ce sujet qui vous tenait à cœur a cette spécificité, effectivement, que le cadre en est ample : une perturbation de cette mécanique céleste, et ces conséquences incertaines. On pense un peu au film de Lars Von Trier, Melancholia.

 

DD : Mon livre avait déjà ses fondations et ses grandes lignes quand, presque par acquit de conscience, j’ai vu ce film extraordinaire et qui développe une superbe métaphore… Vous parlez de l’ampleur du cadre de mon livre. Je me sens à l’étroit dans la petitesse qui va croissant, si je puis dire, dans les sujets abordés de nos jours par la littérature. Dans ces petites, toute petites histoires domestiques, le couple, les enfants, les amours, les séparations, le corps, la mort, la maladie, le sexe, le meurtre, le fric, le moi et ses moignons sont les thèmes rabachés dans des formes qui dépassent rarement le cocon à l’abri de quoi on s’isole peureusement du cosmique, dans une écriture à l’avenant, pauvre et sans originalité, sans vision ; en cela, au moins, la cohérence entre fond et forme est assurée ! Mais c’est lassant, non ? Le nombril est le trou noir de la galaxie revendiquée par chaque auteur. On s’englue dans un narcissime anthropocentrique. Tout ça ressasse et étouffe.

J’avais besoin d’un peu d’air, de vaste, de respirer, de rappeler la contingence de tout ce qui est dans le monde, lui même contingent. Parler du macrocosme qui nous contient et nous pétrit. Relativiser ce que nous sommes…

Mais, ce n’est pas un roman de science-fiction : on n’y trouve pas les codes habituels du genre, la quincaillerie futuriste en est quasi absente, les canevas rhétoriques de la S.F. n’y sont pas non plus. La fiction scientifique plausible qui est développée dans mon livre n’est qu’un arrière-plan, ou plutôt un champ dans lequel s’animent, vainement, les personnages.

 

JAL : Vous semblez prendre un malin plaisir à rappeler qu’il existe un monde extérieur qui échappe aux actions humaines. On pense aux grands problèmes d’environnements : dans votre livre, la Terre se réchauffe.

DD : Le réchauffement climatique actuel, il n’est évidemment pas question de le nier. Mais ce n’est pas le sujet de mon livre parce que, justement, le réchauffement dont vous parlez est de responsabilité humaine. L’effet sur le climat de l’émission humaine croissante des gaz à effet de serre n’est plus une question, c’est un fait. Le parallèle s’arrête donc là : au seuil de la responsabilité. Il est d’ailleurs paradoxal qu’il s’en revendique autant dans une époque, la nôtre, qui laissera sans doute dans l’histoire le souvenir d’un âge infantile, d’une régression massive vers des conceptions puériles de la vie. Encore qu’il faille, là encore, faire le départ entre la réalité du terrain, et celle passée aux prismes idéologiques des différents médias.

Or, l’adulte est, selon moi, l’âge auquel nous comprenons que le monde dans lequel, infimes, nous sommes plongés n’a cure des désirs et des peurs humaines.

 

JAL : Pourtant, il y a des personnages dans votre roman et, en plus des sept ou huit personnages vivants, il y a la foule sur laquelle les premiers se détachent. Un peu comme le chœur dans la tragédie antique.

 

DD : Ah oui ?.. Les Grecs avaient une grande intuition du Cosmos (le mot même est grec), intuition qui a été perdue au fil de l’histoire occidentale. Je vous remercie de faire allusion à la tragédie grecque car il y a un peu de ça, en effet. Je vous laisse d’ailleurs chercher de quels noms de divinités antiques « Pondoise » et « Phiam Tiret » sont des anagrammes.

 

JAL : Je vais m’y atteler après l’entrevue… Dans votre livre, il y a cet écrivain mort, grand-père admiré d’un des personnages. La figure du grand-père est d’ailleurs prégnante dans vos livres. Pouvez-vous nous dire pourquoi faites-vous de l’aïeul une figure si récurrente ?

 

DD : Non… Je ne peux pas le dire. Je peux juste revendiquer une réflexion sur le statut de la littérature qui, en effet, traverse le livre, réflexion qui est portée par cet aïeul mort. A quel degré faut-il la prendre ; à quel degré nous chauffe-t-elle, la littérature ?

 

JAL : Je reviens sur la culture scientifique, que vous jugez insuffisante chez bien des gens de lettres. On peut pourtant largement douter de ce décrochement orbital de la Terre, qui fait pourtant le fil conducteur de votre livre et dont vous dites qu’il est plausible.

 

DD : Il est plausible, et le mécanisme de ce décrochement se décrit scientifiquement. Je vous renvoie à la notion, somme toute assez simple, toute newtonienne, de vitesse de satellisation. Le reste, ce que la science ne peut assumer, c’est à la littérature de le faire…

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Pour plus de précisions sur le roman de D.D., voir le site de l'auteur:
Scriptosum éditions:
http://www.scriptosum.fr/

vendredi 19 janvier 2018

Le Paris philosophe de Jean Lacoste, chez Bartillat


Ceux qui connaissent Jean Lacoste savent qu’il est bon randonneur et remarquable guide de promenades littéraires à travers le vézelien, les alentours de Dornecy où il demeure souvent et à Paris où il vit et travaille.

On le sait philosophe, on ne s’étonne donc pas, tant la tradition des philosophes marcheurs est forte, de la Grèce antique à nos jours. Comme si les pas déliaient l’esprit et le rythme de la marche libérait la pensée.

Jean Lacoste est aussi un chroniqueur de longue date de cette belle revue qu’était  La Quinzaine littéraire, devenue après la mort de Maurice Nadeau La nouvelle quinzaine littéraire. Avec la plupart de ses amis, il s’en est exclu pour créer ce bijou intellectuel et numérique qu’est  En attendant Nadeau. Nous conseillons à tous d’y plonger chaque quinzaine, au risque d’avoir du mal à s’en extraire tant sont riches les contributions des uns et des autres. Dont celles de Jean !

Paris philosophe, publié chez Bartillat est un très joli recueil des chroniques déambulatoires de notre ami, à travers les lieux emblématiques de la philosophie à Paris et les adresses marquantes de quelques philosophes d’hier et d’aujourd’hui. Il les évoque à l’aide de souvenirs et d’anecdotes "recueillies en marge des grandes œuvres"; il rappelle aussi quelques fondements  et grandes étapes de la démarche philosophique. C’est « une initiation originale, déambulante et malicieuse, à la philosophie. »

La Tour St Jacques avec les expériences de Pascal sur le vide, point de départ d’une autonomie des sciences par rapport à la théologie, inaugure ces promenades qui se poursuivent avec Ricoeur  à Châtenay-Malabris, Pascal encore, Auguste Comte, Jankélévitch, Simone de Beauvoir, Mme Helvétius, Heidegger, Bergson, Michel Foucault, Abélard et beaucoup d’autres….pour se terminer dans les bois de Vincennes, avec Gilles Deleuze.

On le voit, la balade est autant dans l’espace que dans le temps, toujours stimulante, grâce à l’immense culture et au sens pédagogique de l’auteur, qui sait au détour d’un chemin expliquer un concept, évoquer une idée. Le rassemblement en un livre, parsemé de photos, de ces chroniques leur confère une grande cohérence, elles se répondent. C'est bien un itinéraire philosophique à la portée de tous qui se dessine et se lit le crayon à la main, pour souligner quelques remarques essentielles. Le désir nait autant de lire les œuvres citées que de refaire la promenade.

Goût de la pensée et plaisir de marcher vont bien ensemble…
GPB

 Une excellente présentation par Jean Lacoste
https://www.youtube.com/watch?v=TetUGfGWiVY

mardi 16 janvier 2018

Voeux et nouveau visage: Sophie Caillat


 

Il n’est jamais trop tard pour souhaiter à tous les amoureux de l’écriture et de la lecture une belle et bonne année, remplie de pages blanches et de pages noircies de phrases et de mots…

Elle commence bien avec la Nuit de la lecture, un peu partout en France et notamment à Vézelay, à la librairie « L’or des Etoiles » et à la bibliothèque Gaston Chaissac  d’Avallon. Nos amis Jean-Pierre Cannet et Sara Saragoni liront pour la joie de tous.

Nous avions annoncé un probable passage de relais, il va se faire avec une nouvelle présidente, jeune et dynamique, parfaitement intégrée dans le monde du livre puisqu’elle est éditrice, co-fondatrice de « Premier Parallèle ». Nous l’avions reçue cette année lors d’une Rencontre au café. Sophie Caillat connait bien notre région, elle y a une résidence secondaire à Clamecy, elle connait bien aussi toutes les manifestations culturelles qui s’y passent. Elle ne pouvait se résoudre à la fin de notre RVLE et a proposé de reprendre au moins Le Grand Rendez-Vous de fin septembre. Nous la soutiendrons de notre mieux.

Quelques nouvelles en ce début d’année. Nos amis écrivains ont publié beaucoup. Citons notamment : Marie Hélène Lafon « Nos vies » chez Buchet Chastel et qui sera à la librairie L’autre monde  à Avallon le 2 février. Nos amis  Franck Achard, Dominique Drouin, Alain Kéwès, Jean Lacoste, Valery Molet (avec une préface de Jean-Pierre Cannet) , Jean-Didier Urbain ont aussi publié un ou des ouvrages. Nous reviendrons sur certains d'entre eux.Le Cahier de l’Herne sur Pierre Michon contient des articles remarquables d’Henri Mitterand , Jean-Louis Tissier et aussi de M.H. Lafon. Notre amie invitée de septembre Anne-Laure Liégeois présente actuellement « Les soldats » de Jakob Lenz, avec Olivier Dutilloy, à travers la France et en avril à Dijon. Nous suivrons les prochaines publications de nos auteurs et amis.

A bientôt chers amis, dans une bibliothèque, dans une librairie, dans une manifestation littéraire et au Grand Rendez-Vous de RVLE !
GPB

lundi 2 octobre 2017

Un Grand Rendez-Vous éclatant

C'est bien "L'écriture dans tous ses éclats" qui a jailli samedi 30 septembre, salle gothique à Vézelay!
L'écriture, la littérature sous toutes ses formes dont le théâtre.

Une cinquantaine de participants ont écouté avec attention et sont intervenus pour interroger nos invités, au nombre de quatre, sous la douce et ferme médiation de notre amie journaliste Christine Simeone.

Jean-Pierre Cannet a ouvert les rencontres. Il a présenté son ouvrage en cours "La belle étreinte" et expliqué avec simplicité les difficultés auxquelles il se heurtait dans le fil de l'écriture. Il a fait sentir à quel point le "travail d'écrire" est un véritable artisanat qui suppose essais et reprises, tentatives et repentirs, le labeur et l'effort étant toujours de rigueur. Des lectures ont illustré ses propos.
Son dernier éditeur pour "Les noces rêvées ne meurent pas" (éditions de La Renverse), Franck Achard, lui même écrivain, libraire, comédien a apporté des compléments et précisions sur ce difficile métier de l'écriture.

L'après midi a commencé avec Anne-Laure Liégeois, metteuse en scène, accompagné d'Olivier Dutilloy, comédien. Anne-Laure a raconté, s'appuyant sur son prochain spectacle, comment s'élaborait peu à peu son travail, depuis la traduction souvent de l'œuvre, la dramaturgie jusqu'à la scénographie. Elle a rappelé diverses expériences théâtrales tentées, comme "Embouteillages" où le public déambulait d'une voiture à l'autre pour écouter des textes commandés à divers auteurs. Elle a aussi décrit sa plus récente création, "On aura tout", à Avignon cet été, à base de textes très engagés, sur de nombreux sujets politiques et sociaux. L'initiative sera reprise à Paris cet hiver. Olivier Dutilloy en a lu quelques extraits. Figuraient parmi eux deux écrits de Marie Nimier, la dernière invitée.

Marie Nimier a commencé très jeune par la musique, les spectacles de rue, la chanson. Plus tard elle est devenue écrivaine de romans, de pièces de théâtre, de textes pour la jeunesse, de scénarios pour le cinéma. Elle a finement expliqué, avec simplicité et modestie, sa manière de travailler suivant les genres littéraires et fait écouter une de ses chansons-poèmes.

L'après midi s'est terminé par une création très originale à la Cité de la Voix, à partir d'un texte de Pascal Quignard, littérature oblige. Sur une composition musicale de Benoit Menut, une formidable pianiste, Aline Piboule, et un comédien-lecteur-chanteur, Paul-Alexandre Dubois ont fait entendre un "Boutès ou se jeter à l'eau" qui résonnait avec les propos de Marie Nimier dont le premier roman "La sirène" tournait autour de ce mythe. Etrange correspondance des choses et des êtres...

Cette dernière édition fut un beau moment d'intelligence, de simplicité et de complicité conviviale avec un public fidèle et passionné.

Un immense merci à tous.

samedi 2 septembre 2017

Le Grand Rendez-Vous du samedi 30 septembre 2017


 

LE GRAND RENDEZ-VOUS DU LIRE ET DE L’ECRIRE

30 SEPTEMBRE 2017 A VEZELAY

En partenariat avec la Maison Jules Roy à la salle gothique

 

Pour la quatrième année, RVLE vous invite à une journée de rencontres entre amateurs de littérature, deux écrivains et une metteuse en scène, dans une atmosphère conviviale et accessible à tous. Notre désir est toujours d’approfondir « Le travail d’écrire », en considérant l’écriture sous toutes ses formes : romans, théâtre, chansons… et dans ses incarnations sur une scène ou même à l’écran : « l’Ecriture dans tous ses éclats ».

Les rencontres seront animées par Christine Simeone, journaliste à France Inter, auteur et créatrice du festival littéraire d’Altagène en Corse.


Entrée libre dans la mesure des places disponibles.

 Le programme

 

-          11h : rencontre avec Jean-Pierre Cannet, écrivain, en présence de Franck Achard, fondateur des éditions de la Renverse;

-          14h30 : rencontre avec Anne-Laure Liégeois, metteuse en scène, avec la participation d’Olivier Dutilloy

-          16 30 : rencontre avec Marie Nimier, écrivaine, parolière, romancière, dramaturge, scénariste…

-          19h : concert à la Cité de la Voix  (grande salle): « Boutès ou se jeter à l’eau »concert-lecture du récit de Pascal Quignard, par Paul-Alexandre Dubois, comédien et chanteur, Aline Piboule, pianiste et Benoit Menut, compositeur.

 

 

 

 

 

 

 

JEAN-PIERRE CANNET

 

Auteur de poésie, romans, nouvelles, théâtre. On retrouve un thème essentiel à tous ses écrits : les personnages mis en danger. Une poésie universelle se dégage de l’ensemble de son oeuvre qui évoque le monde moderne et ses blessures -guerre, pauvreté, déracinements, terrorisme.

Depuis plusieurs années, Jean-Pierre Cannet est sollicité pour des résidences d'écrivain. Il apprécie particulièrement ces temps de rencontres et de sensibilisation à la littérature contemporaine.

 

THEATRE

Bella Korsky, Théâtrales, 2017 ;Caddie, l’école des loisirs, 2015 ; L’enfant de par là-bas, Théâtrales, 2012 ; Tous ne sont pas des anges, Le bruit des autres, 2011 ; La foule, elle rit, l’école des loisirs, 2010 ; Yvon Kader, des oreilles à la lune, l’école des loisirs, 2010 ; Chelsea Hotel, Théâtrales, 2009 ; La petite Danube, Théâtrales, 2007, sélectionné par l'éducation nationale (site "éduscol") ; La chair et le ciel c’est pareil, Le bruit des autres, 2007 ; Little boy, la passion, Théâtrales, 2005, prix dramaturgie francophone SACD ; La grande faim dans les arbres, Théâtrales, 2003 ; Brise-glaces, Le bruit des autres, 2001 ; Des manteaux avec personne dedans, Théâtrales, 1999 ; Résurgences, Alfil, 1996

ROMANS

Des noces rêvées ne meurent pas, La Renverse, 2017 ; Simploque le gitan, Julliard, 1998 ; Les Vents coudés, Gallimard, 1993

NOUVELLES

Le grand labeur, Rhubarbe, 2013, prix Boccace de la Nouvelle 2014 ; On aurait pu me croire vivant, Alfil, 1996 ; Gueules d’orage, Marval, 1994 ; Bris de guerre, Dumerchez, 1992 ; La Lune chauve, préface de Claude Pujade-Renaud, L’Aube, 1991

POESIE

Portraits à la boue, préface de Bernard Noël, Cadastre8zéro, 2008 ; De toute lumière, Joca Seria, 2005 ; Mordre la falaise, La passe du vent, 2004 ; Lettre par la fenêtre, avec Dominique Sampiero, Dumerchez, 1995 ; Le Petit « disons » de Saint-Quentin, Alfil, 1995

ALBUM JEUNESSE

On a volé petit-môssieur, Alfil, 1995

 

 

ANNE-LAURE LIEGEOIS

Diplômée de lettres anciennes, Anne-Laure Liégeois entre au théâtre avec la traduction et la mise en scène d’une pièce de Sénèque, Le Festin de Thyeste, qui donne son nom à la compagnie qu’elle fonde en 1994. Dans un esprit de déambulation et de grande réunion d’artistes, elle crée Le Fils de Christian Rullier pour une cinquantaine d’acteurs dans des espaces industriels désaffectés ; Ca, qui réunit des auteurs et des comédiens dans des chambres de plein-air et Embouteillage qui rassemble 27 acteurs et conquiert le public d’Avignon et d’ailleurs installé dans des voitures… Nommée directrice du Centre dramatique national de Montluçon en 2003, A.L. Liégeois alterne les mises en scène de grands textes classiques et antiques et des collaborations étroites avec des auteurs contemporains. Créatrice des scénographies et costumes de ses spectacles, elle entretient un lien constant à la musique et à la danse. Elle a mis en scène plusieurs textes à la Comédie Française et créé divers opéras. Elle vient de mettre en scène à Avignon cet été, divers textes de nature politique lus par une soixantaine de comédiens amateurs et professionnels : On aura tout vu. Elle est artiste associée au Volcan, Scène nationale du Havre.

 

 

MARIE NIMIER

Marie Nimier commence à quinze ans une carrière chaotique de comédienne et de chanteuse, participe à des créations théâtrales et musicales aux Etats Unis et en France, parfois sur la scène, souvent dans la rue ou dans des lieux insolites.

Elle a publié une douzaine de romans, traduits en de nombreuses langues, dont Sirène en 1985 (couronné par l’Académie française et la Société des gens de lettres), puis La girafe, Anatomie d’un cœur, L’hypnotisme à la portée de tous, La caresse, Celui qui court derrière l’oiseau, Domino, La nouvelle pornographie, ainsi que des textes pour le théâtre (La confusion, Adoptez un écrivain, Noël revient tous les ans, La violence de potiches), des nouvelles, des livres pour enfants et des chansons pour Jean Guidoni, Juliette Gréco, Art Mengo, Clarika, Enzo Enzo, Eddy Mitchell…

Dans La reine du silence, récompensé en 2004 par le prix Médicis, Marie Nimier s’attache à la figure de son  père, Roger Nimier, écrivain et chef de file des « hussards ». La plupart des textes réunis sous le titre Vous dansez ?  sont à l’origine du spectacle de la Compagnie Beau Geste « A qui penses-tu ? », chorégraphié par Dominique Boivin. Elle a également publié Les inséparables en 2008, prix Georges Brassens, Photo-photo (2010), Je suis un homme (2013) et La plage (2016). Elle s’est engagée depuis une quinzaine d’ années dans de nombreuses créations théâtrales, écrivant non seulement pour des comédiens, mais aussi pour des danseurs, des musiciens, une funambule, des cinéastes et autres inventeurs de formes hybrides. Elle vient de co-écrire le scénario de Barrage, un film récemment sorti en salles de Laura Schroeder, avec Isabelle Huppert.

 

Nous remercions la DRAC, le Conseil départemental de l’Yonne et son ancien président André Villiers, la Municipalité de Vézelay et la Maison Jules Roy de nous avoir permis de réaliser cette journée de rencontres littéraires.
Nous remercions la Cité de la Voix et son directeur Nicolas Bucher, de nous avoir présenté un concert de qualité.
Notre gratitude va aussi à Christine Simeone, notre fidèle amie de France Inter, pour son professionnalisme.Merci aussi Lorant Hecquet, à Dominique Armengaud et son beau Val en sel, à nos amis du Sybar Terrasse et des Glycines.