vendredi 30 décembre 2016

Voeux et début de programme 2017


 

Chers amis lecteurs, auteurs, écrivains, amateurs de littérature et amis de RVLE, nous vous souhaitons une très belle et très bonne année, pleine de lectures et d’écriture, pleine de rencontres stimulantes et chaleureuses.
Pleine de joie aussi, de bonheur, de paix, de santé, d’espérance et de confiance.

Nous essayerons  cette année encore, avec une équipe élargie, de vous proposer quelques rendez-vous.

Nous les commencerons au café, soit à La Renommée à Saint Père soit aux Glycines à Vézelay, en alternance.

Voici un début de programme pour le premier semestre:

Rencontres au café à 18h30:

  • Samedi 18 mars à la Renommée (Saint-Père) dans le cadre du Printemps des poètes: café poésie, avec Samedi Poésie et Dimanche Aussi et le poète Jean-Christophe Belleveaux ;
  • Samedi 8  avril aux Glycines : Sophie Caillat et sa nouvelle maison d’édition Premier Parallèle ;
  • Samedi 13 mai (St Père) : autour de l’écriture de Pierre Michon, avec Henri Mitterrand et Jean-Louis Tissier notamment ;
  • Samedi 3 juin (Glycines) : avec Claire Tencin, écrivain, auteur de trois « récits » et d’un essai
     

Nuit de l’écriture : samedi 24 juin, avec Jacques-François Piquet, écrivain invité en 2016 des Grands Rendez-Vous.


Nous essayerons de monter le samedi 1 juillet une Journée de la lecture, avec le mouvement Mots dits-Mots lus.

Nous espérons aussi pouvoir vous proposer une après- midi festive de promenade ou goûter littéraire et un nouveau stage de lecture à voix haute avec Les Mots Parleurs.

D’ici là, passez de belles fêtes de fin d’année et commencez bien l’année nouvelle.

Avec toute notre amitié

L’équipe des RVLE

samedi 10 décembre 2016

Duetto avec Proust, Laurence Grenier et Sara Saragoni à Paris


Quatre représentations de Duetto sur Marcel Proust, avec Laurence Grenier et Sara Saragoni, à Paris cette semaine, dans la cave d’un café du Quartier Latin, les 5 et 9 décembre.

Une dizaine de spectateurs en moyenne à chaque spectacle, des amis de l’une ou de l’autre, des inconnus aussi, passants attirés par l’affiche apposée aux vitres du Rendez-Vous Saint Germain. Tous intéressés à des degrés divers, des passionnés, des découragés de la lecture suivie de l'auteur, tous attentifs.

C’est à peu près la même performance que celle donnée à Vézelay le 1 octobre au premier étage de l’Ame enchantée, mais les improvisations de Laurence permettent de subtiles variations. Une lectrice seulement, au lieu de deux, Sara, qui donne à entendre la beauté des textes de Proust.

Malgré les bruits du café, la fraîcheur de la cave, la tension est restée intense, comme une communion qu’évoquait Laurence dès qu’il s’agit de groupes proustiens. A l’issue de chaque séance, chacun pouvait exprimer ses joies et réticences à la lecture. Sara a pu lundi parler longuement de son rapport à l’autre « grand » pour elle, Dante. Vendredi, Dominique Drouin a dit par cœur des passages superbes ou drôles de son maître.

Je lui cède la place pour qu’il partage dans ce blog ses impressions immédiates :

« Quitter son Morvan adoré (son "Morvana"), la mort dans l'âme, et voir fondre ses regrets bien vite dans la cave de ce café parisien malgré sa fraîcheur, quelle ne fut pas ma joie, offerte comme à tous les participants, suscitée par cette communion proustienne ! Et tant pis pour le migrateur volage que ça fait de moi ! Proust lu par Sara Saragoni, c'est un peu Bach joué par Glenn Gould ; exhaussant, magnifiant ici d'une voix chatoyante la prosodie, les subtilités et nuances de l'écriture proustienne. » 




 

lundi 5 décembre 2016

Une chronique de Claire Tencin à propos de "Réparer les vivants"


Comment enterrer les morts ?

A l’occasion de la sortie du film Réparer les vivants adapté du roman éponyme de Maylis de Kerangal, je sors de mes archives un article que j’avais écrit à l’occasion de la parution du livre en septembre 2014.

Réparer les vivants, ça se lit facilement, il n’y a rien à dire de l’écriture, les personnages, la psychologie des personnages, le suspense, tous les ingrédients d’une narration palpitante qui bat au rythme d’un cœur en sursis. Disons d’un cœur en transit dont le passage d’un mort à un vivant se joue comme une tragédie grecque, sur le champ de bataille de l’unité de temps et de l’unité de lieu. Vingt-quatre heures dans un hôpital. Les personnages sont incarnés, vivants, campés dans une rhétorique émotionnelle codifiée, aussi codifiée que dans une série télévisée, panique, effondrement, colère, pleurs, doutes, décisions. Le synopsis d’un film y est déjà inscrit en creux. 

Une tragédie humaine simple, comme celles dont les faits divers rendent compte, un accident de voiture, la mort d’un jeune homme, sur laquelle a été greffé un reportage très documenté sur le don d’organes, comme tant d’autres que l’on a pu voir à la télévision. Aujourd’hui le protocole de la transplantation des organes est largement connu du grand public. La tragédie faussement annoncée dès le début aurait nécessité selon les codes en vigueur de risquer la question du fatum qui régit l’irréductible condition humaine. Mais dans ce roman, comme dans bien d’autres romans contemporains, la frontière entre information et narration romanesque s’est considérablement rétrécie ces dernières années, phénomène lié – je me l’explique ainsi – en partie par l’entrée massive des journalistes en littérature et dans les maisons d’édition, et beaucoup au penchant déjà très accentué de la presse à rendre conte de l’actualité.

Donc dans le genre « informatif », Réparer les vivants est un roman réussi. Avec un souci emphatique pour la description des corps, des postures, des états psychologiques, cette délicate attention à portraiturer tous les personnages sans en négliger un, Marianne, Sean, Simon, Thomas, Alice, les docteurs, les malades, et j’en passe, un à un érigé par leur mécanique gestuelle en intermédiaire identificatoire si nécessairement humain dans le transfert entre le lecteur et le projet de l’écrivain. Le don d’organe comme parabole du don d’écriture, la greffe a pris… Maylis de Kerangal a opté pour le pacte de lecture émotionnel et il se prête admirablement à ce sujet jugé par la critique comme courageux et si réel.

Maylis de Kerangal se garde bien d’entrer dans le dilemme métaphysique qu’elle amène anecdotiquement dans un Lavomatic : Enterrer les morts et réparer les vivants,  la citation de Platonov relevée dans un journal comme on relève une information banale. Enterrer les morts pose véritablement l’enjeu que le don d’organes devrait nous inviter à  penser. L’auteur l’a tout simplement rayé de son titre, comme elle a rayé de son roman la question métaphysique. Que deviennent les morts, que deviennent les organes qui ressuscitent dans d’autres vies ? Claire, la transplantée, ne peut tout simplement pas dire merci à la famille de son donneur, vide préoccupation de la fin, sans grand destin pour la littérature. 

Car si le roman a un destin, comme je le crois, c’est bien celui d’inventer les questions que l’homme n’a pas encore posées, d’imaginer la part invisible de ce monde-ci réduit à un spectacle usé. La recrudescence de la littérature informationnelle nous confine inéluctablement sur un territoire mortifère (que je définis comme l’opposé de l’émerveillement), territoire que se partagent déjà tant et tant de discours morts-nés. La transplantation d’un organe se limite-t-elle à échanger un boulon usé contre un boulon neuf ?  Le cœur plus que tout autre organe est chargé d’une valeur symbolique. Il est le siège des affects et de la Vie. Avec le don d’organes, la disparition de l’être se voit différé, reterritorialisé dans l’autre et s’ouvre sur une promesse d’un Au-delà, non plus au Paradis mais dans le monde des vivants. La possibilité de cette transmigration d’une « part de l’être » dans un autre corps travaille non seulement  la société mais modifie aussi notre perception de la « fin » de toute vie. Une modification qui s’opère dans l’effroi et l’espérance qu’elle nourrit. Comment des parents enterrent-ils un enfant dont le cœur continue à battre dans un autre ? Comment une personne transplantée peut-elle recevoir dans sa chair une part de l’autre sans en être modifiée ? Peut-être ce roman aurait-il dû commencer par la fin !  

Claire Tencin


mardi 29 novembre 2016

La Maison Jules Roy, suite...

Beaucoup de réactions à notre mailing et sur Facebook. Réactions de soutien à la Maison Jules Roy, à la fois de personnalités, d'associations littéraires et d'amateurs de ces soirées chaleureuses et des lectures nombreuses qui y ont été faites.



 Et une réponse du directeur des Affaires Culturelles de l’Yonne, qui nous reproche de véhiculer des informations « erronées ».
En fait, il confirme bien que la Maison Jules Roy doit obéir à la contrainte de ne pas recevoir plus de 19 personnes, personnel inclus, soit 17 personnes…

Le non-respect de la règle peut entrainer la fermeture de l’établissement. En cas d’accident, la responsabilité pénale du président du Conseil départemental peut être engagée.

Il précise « Les décisions prises ne concernent que 2017, en attendant que des travaux soient réalisés. » Or aucune précision n’est apportée quant à la nature de ces travaux et leur calendrier. Aucune mesure de remplacement n’est prévue pour pallier l’insuffisance d’accueil et la poursuite des activités hors les murs de la MJR.

On ne peut croire que des travaux, à proximité de la basilique, ne prendront qu’une année. Ils ne paraissent pas encore définis, ils n’ont donc pas encore les autorisations nécessaires, et les procédures ne paraissent guère engagées.

En tout état de cause, une meilleure et claire information du public est souhaitable ! C’est le flou entretenu qui engendre des rumeurs.

Même au cas bien improbable où ces travaux ne dureraient qu’un an, des solutions de remplacement doivent être prises. Ne serait-ce qu’une grande tente dans les jardins.
Il ne s'agit pas seulement de mettre des locaux à la disposition des associations voulant se réunir mais de maintenir l'esprit de la MJR et sa vocation à y organiser des réunions littéraires, au-delà des associations usagères...
Les locaux qui pourraient être aménagés doivent être mis à la disposition des responsables de la Maison Jules Roy pour qu'ils y continuent leurs activités.

On attend plus d’éclaircissements.

mercredi 23 novembre 2016

Menaces sur la Maison Jules Roy




 

En 2017, en raison de l’absence d’une issue de secours en cas d’incendie, la Maison Jules Roy ne pourra plus recevoir de réunions comptant plus de 20 personnes.

Autant dire que toute activité littéraire sera proscrite, au nom d’impératifs de sécurité largement aberrants pour tout observateur. 

La Maison Jules Roy joue dans la vie culturelle de Vézelay et de son environnement un rôle capital et irremplaçable. En dehors même de sa fonction de maison d’écrivain visitable et de résidence d’écrivain, elle a été et reste le cadre d’événements littéraires marquants. Elle doit le rester. Que devient une résidence d’écrivain si ce dernier n’y a pas la possibilité de s’exprimer et de présenter au public son œuvre et son travail ?

Cette belle maison, admirablement située face à la basilique, où un écrivain a vécu et travaillé, aménagée comme elle l’a été, avec des pièces ni trop grandes ni trop petites, est le lieu idéal pour des soirées chaleureuses et fortes.

Si la MJR ne permet plus ce genre de réunion, c’est toute la vie culturelle littéraire locale qui s’effondre. Aucun autre lieu à Vézelay ne pourra la remplacer. Il n’en existe d’ailleurs pas d’autre !

Pour les mêmes raisons invoquées de sécurité, le musée Zervos, lui aussi aménagé à grands frais, n’est pas accessible à plus de 19 personnes, mais on peut mieux l’accepter en raison de l’exiguïté des pièces et de la valeur des toiles exposées. On peut le comprendre mais on doit le regretter ! Tous les  musées sont aujourd’hui le cadre d’animations qui assurent leur fréquentation. On prive une institution d’attraits, puis on stigmatise son peu de rentabilité !

La salle des fêtes de la mairie est peu hospitalière. Le centre Jean Christophe, hier le cadre de très belles manifestations, ne peut plus guère être utilisé aujourd’hui : il est onéreux et peu accessible aux personnes à mobilité réduite et à tous ceux qui craignent de se fouler la cheville!

La maison de La Goulotte où se déploie l’association-fondation Zervos est certes le cadre de magnifiques événements que nous gardons tous en mémoire. Mais elle reste spécialisée à l’entourage des Zervos, à la critique d’art  ou à l’art contemporain. Ses responsables n’accepteraient guère, et on les comprend, d’accueillir des entretiens de pure littérature ou les conférences d’association comme celle de Romain Rolland ou Jules Renard !

La Cité de la Voix est excessivement sollicitée, elle aussi centrée sur la musique. Malgré l’immense bienveillance de son directeur, elle ne peut à elle seule répondre à toutes les demandes, sans sortir de sa vocation primordiale.


Les élus ne peuvent souhaiter et encourager le dynamisme de Vézelay, qu’il s’agisse des touristes et visiteurs  ou des habitants, et diminuer l’offre culturelle, sachant surtout comme on se plait à le dire aujourd’hui, que cette offre a des retombées économiques notables.

La crainte est évidemment que l’on commence à rogner sur les activités de la Maison Jules Roy, à les rendre impossibles, ce qui justifierait à terme la fermeture d’un lieu cher à entretenir et sans utilité….

C’est contre cette situation que notre association RVLE, soutenue par l’association Romain Rolland et certainement d’autres, réagit aujourd’hui, en espérant une décision forte qui nous sorte du flou actuel


 Geneviève Pascaud

mardi 22 novembre 2016

Un écrivain parmi nous: Claire Tencin, "Le silence dans la peau"

 

 
Claire Tencin va rejoindre notre équipe de RVLE où son expérience de jeune écrivain nous sera très utile. Elle vit entre Paris et un village du Morvan très proche de Vézelay.



Elle a déjà publié trois livres :

-  le  premier en 2012, aux éditions du Relief, « Je suis un héros, j’ai jamais tué un bougnoul », présenté en version théâtrale l’an passé à la Maison Jules Roy. Il retrace une figure de père, vitupérant, éructant, bouleversé, massacré par les souvenirs de la guerre d’Algérie. 

- Ensuite, très différent, « Aimer et ne pas l’écrire », autour de Marie de Gournay, la fille spirituelle un peu oubliée, de Montaigne, dans une langue soutenue, classique, élégante.  Publié en 2014 chez tituli.

- et récemment « Le silence dans la peau », toujours chez tituli, dans un style serré, tendu, très travaillé. Après les éructations du père, les silences de la mère ou le trop plein de mots qui ne veulent rien dire….

Outre ces textes, Claire Tencin écrit aussi de la critique littéraire dans la revue trimestrielle « L’Atelier du roman » et a publié un livre d’entretien avec un essayiste-peintre, « L’étoffe et la peau », sur la peinture contemporaine.

 

Entre les trois livres, si différents dans la forme, un fil rouge : comment une femme devient sujet, par le langage, la maitrise des mots et l’écriture.


« Le silence dans la peau » mêle oralité et langue très écrite. Pas de dialogue pourtant, l’oralité y est inscrite dans l’écriture quelquefois triviale, à d’autres moments très conceptuelle et poétique. Variation des genres…

C’est un livre court comme les autres, 75 pages, mais dense, construit, où les révélations se font peu à peu, où la typographie est importante : des espaces blancs qui se remplissent,  des mots sont barrés, comme censurés, des chapitres ou séquences commencent sur la page de gauche, directement, sans espace vide, comme pour dire l’étouffement du huis-clos. La première phrase qui revient comme une incantation...

A la question du pourquoi des textes courts, l’auteur répond par son souci de pratiquer une écriture-diagnostique, au scalpel. 

Ses livres ne sont jamais des romans, mais se présentent comme récit, prose…, Elle ne se veut pas romancière, elle refuse l’écriture narrative linéaire et explique qu’elle écrit par feuilletage, elle « monte » son texte, avec des allers-venues, des propos de diverses natures.

A chaque livre, l’écrivain cherche un style et rêve d’écrire des choses très différentes sous pseudonyme.

Pour le lecteur, c’est un texte sur trois générations de femmes et  un texte sur le langage, sur l’écriture.

Donc une trilogie avec des figures presque génériques : la Mère, la Fille, qui est aussi la narratrice, et une absente, la mère de la mère.

Entre elles, le silence de l’absence et le silence du trop- plein de mots, une lésion sémantique entre mère et fille-narratrice… Entre ces trois femmes, un Récit va s’élaborer, à travers la narratrice ; ce Récit, figure un peu énigmatique, va remplir les blancs, lier les vies, leur donner sens.

Il va être le Récit d’une émancipation, d’un rejet et d’une naissance à soi de la narratrice. Son refus de la maternité, son refus du métier de femme, c’est pour accoucher de la parole, du langage, de l’écriture. Le Récit d’une vocation d’écrivain.
Claire Tencin sera invitée à une rencontre au café le samedi 3 juin 2017.
Geneviève Pascaud



mardi 11 octobre 2016

Un noueau livre de Jean-Michel Delacomptée: Lettre de consolation à un ami écrivain




 

 Notre ami Jean-Michel Delacomptée, invité l’an passé à notre Grand Rendez-Vous, pour son Ecrire pour quelqu’un (Coll L’un et l’autre chez Gallimard) et  Adieu Montaigne  chez Fayard, nous a fait parvenir son dernier livre particulièrement jubilatoire,  Lettre de consolation à un ami écrivain, publié chez Robert Laffond.


C’est un manifeste débordant d’ironie. Une interrogation sur la littérature contemporaine et un cri d'alarme, sous forme d’une lettre d’un écrivain à un autre écrivain ami, qui bien que régulièrement publié, se  désespère d’obtenir la moindre critique et visibilité pour ses livres. Il vient d’annoncer sa décision de se retirer de la scène littéraire et de cesser d’écrire.  La lettre vise à le faire revenir sur ce choix. Elle cherche aussi à comprendre pourquoi des œuvres de belle facture restent confinées dans l’ombre alors que des textes médiocres connaissent tapage et succès et s'arrogent l'appellation de littérature.

Lettre à un autre ? Lettre à soi-même, qui sait ? Plaidoyer pro domo assurément, et éloge d’une écriture soignée, d’une belle langue, d’une littérature exigeante, même si elle reste minoritaire en raison du fonctionnement du « système » que forment éditeurs, medias, attribution des prix et majorité des lecteurs . Pamphlet incisif mais aussi témoignage d’une foi profonde dans les vertus du beau langage,  du style, l’ouvrage, fortement étayé par la grande culture classique et contemporaine de son auteur,  traite avec intelligence et élégance des mystères de l’acte d’écrire, des beautés de notre langue, de l’évolution du roman depuis le XVIè  et de la difficile question de discerner dans tout ce qui est publié et promu à grands cris ce qui a de la valeur et ce qui n‘en a pas, mais tient néanmoins le haut du pavé et les têtes de gondoles.

Pour JMD, la vraie littérature a presque entièrement disparu de la scène littéraire au profit de livres où priment le réel, l’autofiction, le document vécu, le déballage affectivo-sexuel, bâclés ou construits comme se font les séries américaines, avec efficacité, maitrise de l’action et réalisme des faits. Où sont les charmes de l’imaginaire ? «  C’est un lâcher-tout qui pressé de s’affirmer, s’est débarrassé de la langue richement élaborée, considérée comme une entrave une boursouflure, une masse de graisse. »

Le fait que les gros tirages permettent aux éditeurs de prendre des risques avec des livres plus difficiles ne rassure pas notre ami qui craint qu’à terme, cette littérature d' écrivains authentiques « pour qui chaque phrase à inventer est une mer à franchir, tout paragraphe qui se respecte est une odyssée » ne disparaisse définitivement …


Brillant, caustique, stimulant, plein de thèmes de réflexion, le livre est aussi une occasion de rire et de sourire tant les traits d’humour portent ! Le déboulonnage d’auteurs -tiroirs caisse portés aux nues par une critique et des medias complaisants, récompensés injustement par les prix littéraires, est tout à fait jubilatoire. Les derniers livres de Christine Angot et d’Annie Ernaux sont dépecés avec ironie et malice.

Et comment ne pas se réjouir en voyant évoquer in fine notre modeste association vézelienne comme symbole du petit reste de lecteurs qui résiste encore aux grands vents du nouveau  conformisme.

lundi 3 octobre 2016

Un 3è Grand Rendez-Vous réussi!


Chers amis, la troisième édition de notre Grand Rendez-Vous du Lire et de l’Ecrire a été, de l’avis général, une bonne « cuvée » !

Dès vendredi soir, à la Maison Jules Roy, Marie-Hélène Lafon, interrogée par Roger Wallet et Christine Simeone, captivait son auditoire. Son énergie, sa fougue, son amour de la langue, sa manière de répondre et de lire ses textes ont suscité beaucoup l’enthousiasme et l’admiration de la cinquantaine de personnes présentes et très attentives.

Samedi matin, dans le charmant cadre de l’Ame Enchantée, les plus réticents à la lecture de Proust ont craqué… Laurence Grenier, Sara Sargoni et Dominique Drouin, tous fervents proustiens ont converti leur monde.

L’après-midi, de nouveau à la Maison Jules Roy, la même fidèle cinquantaine d’auditeurs écoutait, sous le charme, Pascale Roze répondre aux questions de Jean Lacoste et Christine. Pascale nous a annoncé la sortie prochaine de son nouveau livre.


Un peu plus tard, Alain Kewès présentait deux de ses auteurs : Jacques François Piquet d’abord et son « Vers la mer », cheminement poétique vers la mort de l’aimée et Claude Pujade Renaud, dont il a publié des nouvelles « Sans tambour ni trompette ». Mais c’est surtout sur « Tout dort paisiblement sauf l’amour » sur la relation entre Soeren Kierkegaard et Régine Olsen, que l’écrivain s’est exprimé. La salle a posé de nombreuses questions.

Un concert nous était proposé par la Cité de la Voix : « Lettera amorosa » qui, outre quelques magnifiques pièces baroques admirablement jouées et chantées comprenait quelques décoiffants tweets amoureux de Michel Butor…

Le dimanche matin avait lieu la remise des Prix du Morvan. Belle surprise avec la découverte des lauréats : Jacques Branchu et ses « Contes inédits du Nivernais et du Morvan d’Achille Millien », publié chez José Corti et Jean-Yves Boursier « Armand Simonnot, bûcheron du Morvan» à Lharmattan. Un conte a été savoureusement dit par Pierre Léger.


Le dimanche après- midi, c’est Philippe Lejeune qui clôturait l’ensemble avec ses recherches sur l’autobiographie. Il était interrogé par Françoise Bonnot et Fernand Egea.

Un appel à un rajeunissement de l’équipe et à de nouvelles recrues a été fait, avec quelques espoirs en vue…

Jamais le blog n’a été aussi consulté, jamais le public n’a été aussi nombreux, constant et attentif. Comme le faisait remarquer Lorant Hecquet, maire adjoint chargé de la culture, les RVLE s’inscrivent désormais dans le paysage culturel vézelien…

Merci à tous, à la Drac, au département, à la municipalité, à la Maison Jules Roy et à l’Ame enchantée, aux écrivains invités, aux intervenants, à la Cité de la Voix, merci à ceux qui nous soutiennent moralement et matériellement, notamment Dominique Armengaud et Val en Sel, Christine Simeone de France- Inter, Christine Joseph de l’Yonne Républicaine, merci à Lorant Hecquet et à toute l’équipe de bénévoles de RVLE. Merci à vous tous qui êtes venus nombreux et qui êtes notre plus belle récompense.


A très bientôt.

 

vendredi 23 septembre 2016

Samedi 1 octobre à 10h30 à L'Ame enchantée: pour les amoureux de Proust...

Notre association honore ce matin du samedi le "Lire" qui est dans son appellation...
Lire et écrire. Ecrire et lire.


On ne compte pas les lecteurs de Proust parmi les écrivains, tant ils sont innombrables. On ne compte pas les lecteurs et amateurs de Proust parmi tous ceux qui fréquentent nos rendez-vous. Et parmi ceux qui ne les fréquentent pas! Mais on trouve encore quelques réfractaires, quelques personnes de très bonne volonté qui s'y sont essayé et qui n'ont pas pu continuer... Quelques uns qui ont recommencé maintes fois et se promettent encore qu'aux prochaines vacances..., dès la retraite venue....ils replongeront à nouveau.

Laurence Grenier écrit et milite pour ceux-là, pour ceux qui ont tenté et lâché. Pour ceux aussi qui aiment assidûment.
Pharmacienne de formation, ayant vécu longtemps aux Etats-Unis, elle raconte dans ce texte, avec humour et tendresse, sa rencontre avec celui qui allait changer sa vie. Laurence a beaucoup écrit à partir de son écrivain préféré, elle tient un blog bilingue qui a une manière inimitable de rattacher le beau Marcel à la vie quotidienne: "Proustpourtous". Elle organise à Paris des dîners proustiens.


Son texte, paru dans la collection Duetto, est parsemé d'extraits de La recherche qui seront lus par Sara Saragoni et Dominique Drouin, qui ont déjà participé avec talent à nos derniers Grands Rendez-Vous.

Sara est comédienne, auteur, amoureuse de Dante. Elle nous avait entretenus l'an passé des difficultés de le traduire. Elle vient d'écrire et de lire à voix haute, à plusieurs reprises, La Gracieuse, texte poétique consacré à Notre Dame de Saint-Père.


Dominique est écrivain, proustien s'il en est. Il a aussi évoqué pour nous, en 2015, les difficultés de traduire son auteur préféré et exprimé lors d'un Rendez-vous au café  comment son écriture se nourrissait de M.P.


La jolie salle de L'Ame Enchantée n'est pas immense. Venez de bonne heure pour être sûre de trouver une place.

jeudi 22 septembre 2016

samedi 19h, Cité de la Voix: lettres amoureuses dans l'Italie baroque et tweets amoureux de M.Butor!

Le samedi 1er octobre à 19h, pour finir en beauté cette journée d'échanges, la Cité de la Voix nous propose un concert entre littérature et musique, dans le Grande salle:




Lettera amorosa,
par l'ensemble Gioannina
Françoise Masset, soprano/Harpe triple: Nanja Breedijk/ Théorbe et guitare: Rémi Cassaigne


Lettres amoureuses dans l'Italie baroque
et tweets amoureux de Michel Butor!






Notre ami Nicolas Bucher nous communique plus de détails ci-dessous:


LETTERA AMOROSA Lettres en musique dans l’Italie baroque:





Girolamo Frescobaldi :Vanne o carte amorosa

Claudio Monteverdi: Se i languidi miei sguardi – Lettera amorosa

Giralomo Frescobaldi: Canzona la Victoria


 Sigismondo d’India: Torna, dunque, deh, torna – Lettera amorosa del Cavalier Marini

Giovanni Maria Trabaci: Gagliarda La Spagnola

Giacomo Carissimi: Scrivete occhi dolenti

Luigi Rossi: Passacaglia

Alessandro Stradella: Il più misero amante


Michel Butor-textes, Vincent Bouchot-musique
3 Tweets (2014)
Prends tout ton temps  – Murmures dans le petit matin – Un peu plus, un peu moins


Anonyme: Tocata Arpeggiata

Benedetto Marcello: Lettera del signor Carlo Antonio Benati scritta alla signora Vittoria Tesi




La Gioannina


Soprano : Françoise Masset
Harpe triple : Nanja Breedijk
Théorbe et guitare : Rémi Cassaigne







Frescobaldi
Vanne, ò carta amorosa, vanne à colei, per cui tacendo io moro: Deh mia timida carta, ardisci, e spera, e priega, chiedi, chiedi à colei di mio amor di mia fede pietà, mà nonmercede… Va, lettre amoureuse, va trouver celle pour qui je meurs en silence : Hélas, ma timide lettre, brûle, espère, supplie demande, demande-lui pour mon amour, pour ma fidélité pitié, mais non merci…


Monteverdi
Se i languidi miei sguardi, se i sospiri interrotti, se le tronche parole non han sin or potuto, o bell'idol mio, farvi delle mie fiamme intera fede, leggete queste note, credete a questa carta, questa carta in cui sotto forma d'inchiostro il cor stillai… Si mes regards langoureux, si mes soupirs interrompus, si mes mots inachevés n'ont pu jusqu'ici, ô mon bel amour, vous témoigner de toute ma flamme, lisez ces notes, croyez ce papier, ce papier sur lequel, sous forme d'encre, j'ai distillé mon coeur…


D’India
 …s'è vostra legge e tanta sete della mia morte avete, io vuo' morir, e moriro felice, solo per esser poi lagrimato da voi. …si c’est là votre loi et que vous avez si soif de ma mort, je veux mourir et je mourrai heureux, rien que pour être ensuite pleuré par vous.


Carissimi
Scrivete occhi dolenti con inchiostro di pianto sul foglio del mio volto i vostri affanni; Narrate i miei tormenti, registrate i miei danni e dite a chi nol crede ch’amar tacendo ogni martire eccede… Écrivez, tristes yeux, à l’encre de vos larmes sur la feuille de mon visage vos malheurs; Racontez mes tourments, consignez mes peines et dites à qui n’y croit pas qu’aimer et se taire excède tous les martyres….


Stradella
 …Hor che lungi da voi piango e sospiro, volgete un guardo alle dolenti note che v’esprimono in parte il moi martire… … Maintenant que loin de vous je pleure et je soupire, tournez un regard vers ces tristes notes qui vous expriment en partie mon martyre…


Marcello
…Non vorrei che prendeste in mala parte il mio scrivere e i miei consigli, perché tutto proviene dal mio buon cuore e da un cuor insomma che non troverete mai più il compagno in questo mondo… …Je ne voudrais pas que vous preniez mal ce que j’écris et mes conseils, car tout cela provient de mon bon coeur, bref d’un coeur dont jamais vous ne trouverez la pareille en ce monde…


La lettre en musique est une face cachée et exemplaire de l’histoire de la cantate italienne. De l’émergence du stile rappresentativo (la fameuse Lettera Amorosa de Monteverdi) à l’épanouissement du bel canto (Carissimi, Stradella) - et sa parodie (la très burlesque Lettera del Signor Carlo Antonio Benati alla Signora Vittoria Tesi de Benedetto Marcello) -, le genre épistolaire est abordé à l’âge d’or de la cantate italienne par de nombreux compositeurs.

Moment dramatique, moment rhétorique, moment de vérité, la lettre chantée est un genre complexe, à la fois intime, poétique et théâtral: la voix qui chante est-elle celle de la destinataire qui lit à voix haute le billet qu’elle vient de décacheter ? Ou bien la voix intérieure de celui qui relit une dernière fois sa lettre avant de la sceller ? À qui s’adresse cette voix ?  À un destinataire, à la lettre elle-même, à soi, à un tiers pris à témoin – spectateur de ces embryons d’opéras en gestation dans le laboratoire de la cantate ?





L’ENSEMBLE La Gionnina réunit harpe et luth, cordes sensibles, pour une exploration curieuse et libre du répertoire baroque. Fondé en 2012 par Nanja Breedijk et Rémi Cassaigne, l’ensemble nourrit des affinités électives mais non exclusives avec la voix, l’Italie du XVIIème siècle, Rome. www.lagioannina.fr

Françoise MASSET a reçu sa formation musicale, vocale et universitaire aux CNR de Douai et de Paris, au Centre de Musique Baroque de Versailles et à la Sorbonne. Sur scène, en concert et au disque, elle interprète un répertoire diversifié, du baroque au contemporain. Ses rôles, les spectacles qu'elle a conçus et les ouvrages qu'elle a créés (dont la "Médée" de Michèle Reverdy à l'Opéra de Lyon), témoignent de sa curiosité et de son goût pour les rencontres musicales. Le récital (avec piano, orgue, harpe, guitare, théorbe et luth) et la musique de chambre sont des domaines qu'elle aime privilégier. L’Académie du disque lyrique lui a décerné en 2010 l'Orphée d'or de la meilleure interprète de mélodies pour l'album Les Compositeurs de Marceline Desbordes-Valmore enregistré avec le pianiste Nicolas Stavy. Cette saison, elle chante dans La Petite Renarde rusée de Janacek, dans une mise en scène de Louise Moaty, avec l'ensemble TM+ de Laurent Cuniot. Les années précédentes, elle était avec Les Paladins de Jérôme Corréas pour trois opéras baroques : Les Indes Galantes de JeanPhilippe Rameau (rôles d'Hébé, Émilie et Adario) et, de Claudio Monteverdi, L'Incoronazione di Poppea (rôles d'Ottavia et Fortuna) et Il Ritorno d'Ulisse (rôles d'Eumete et Fortuna). L'année 2016 verra la sortie de l'album Verdun, feuillets de guerre enregistré avec la pianiste Anne Le Bozec (label Hortus), la création de la pièce de Vincent Bouchot "A un papa" sur un poème de Pier Paolo Pasolini, avec le Trio Fanny Hensel. Et elle aura le plaisir de chanter en concert les mélodies d'Isabelle Aboulker avec la compositrice au piano. Le critique Ivan Alexandre la salue comme "l'une de nos rares, de nos dernières diseuses, qui sait où placer l'accent tonique et l'accent pathétique dans l'Isis de Lully comme dans une chanson de Kosma..."  www.francoisemasset.com

Nanja BREEDIJK s’active dans tous les champs de la harpe ancienne, de la harpe renaissance à la harpe à pédales. Après ses études de harpe à pédales au Conservatoire Royal de la Haye, elle vient en France en 1995 où elle continue les études de harpe moderne et ancienne. Sa sensibilité la conduit naturellement vers le répertoire baroque. Maintenant elle enseigne la basse continue au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris et au Centre Supérieur de Musique (Musikene) du Pays-Basque à San Sebastián (Espagne), ainsi que les harpes anciennes au Conservatoire à Rayonnement  Régional de Toulouse et de Versailles. Elle joue dans plusieurs formations  de musique ancienne (Les Paladins, Le Poème Harmonique, Les Arts Florissants, Ensemble XVIII-21) et elle participe régulièrement dans des productions d’opéra et d’oratorio en Allemagne, en Suisse ou en France. En tant que soliste elle a joué le Concerto pour harpe de G.F. Haendel avec l’orchestre Concerto Köln. www.nanja.breedijk.net

Rémi CASSAIGNE étudie le luth avec Pascale Boquet au CNR de Tours, puis dans la classe d’Eugène Ferré au CNSMD de Lyon. Rémi Cassaigne joue aujourd’hui avec des ensembles comme Le Baroque Nomade, Consonance, Le Concert d’Astrée, La Grande Ecurie, Jacques Moderne, L’Oxymore, Les Paladins. Avec la harpiste Nanja Breedijk, il fonde en 2012 l’ensemble La Gioannina et, depuis 2013, anime avec le claveciniste Mathieu Dupouy et le violiste et scénographe Andreas Linos le collectif Wondrous Machine. Auteur de plusieurs romans et de nombreuses traductions, il a écrit le livret d’un opéra donné à Dijon en février 2014.

mardi 20 septembre 2016

Le 1 octobre encore: Jacques-François Piquet

C'est Alain Kewès encore qui nous présentera JFP:




 


JACQUES-FRANCOIS  PIQUET


 


Jacques-François Piquet est né à Nantes en 1953, il est essayiste, romancier, poète et dramaturge. Il anime des ateliers d’écriture.


 


Romans et récits


  • L'Œil-de-bœuf, 1983, roman. Éd. de la Différence et 2004 (nouvelle version) Éditions Joca Seria ;
  • Rue Stern, 1993, roman. Éd. de la Différence ;
  • Rupture de rêve, 1995, roman. Éd. Le Dé Bleu ;
  • Portraits soignés, 2009, nouvelles. Éditions Rhubarbe ;
  • Dans les pas de l’autre (Editions Rhubarbe 2011)
  • Suite nantaise (Editions Rhubarbe 2013)
  • Vers la mer ( Editions Rhubarbe 2015)


Théâtre


  • En pièces, 2000, trilogie théâtrale. Éditions Le Bruit des Autres ;
  • Qui d’autre ?, 2007, théâtre. Éditions Le bruit des autres ;
  • L’heure avant l’heure, 2008, théâtre. Éditions Le bruit des autres ;
  • Cité Funambule, 2010, théâtre. Éditions Le bruit des autres :


Poésie et proses 


  • Alibelle et le secret du marais d’Itteville, 1996, conte, illustrations Philippe Merlevède. Éditions Le Dé Bleu ;
  • Fenêtres, 1998, poèmes avec gravures de Michel Ménard. Éditions Métaphore A3 ;
  • Élégie à la mémoire de trois étrangères, 2005, proses. Éditions Isabelle Sauvage ;
  • Noms de Nantes, 2002, proses poétiques. Éditions Joca Seria ;
  • Que fait-on du monde ?, 2006, proses poétiques. Éditions Rhubarbe, réédition 2016, revue et augmentée ;


 


 


 



Le samedi 1 octobre à 16h 15: Claude Pujade-Renaud

Nous poursuivons les bibliographies de nos auteurs invités. Après Pascale Roze, Alain Kewès qui a édité en 2015 son Sans tambour ni trompette, présentera et interrogera la magnifique Claude Pujade Renaud, dont Valérie Delbore a lu des extraits du dernier livre le 16 septembre: Tout dort paisiblement sauf l'amour (Actes Sud 2016). Voici sa bibliographie:










 


CLAUDE PUJADE RENAUD


 


Claude PUJADE-RENAUD, née en Tunisie, est auteur de romans et recueils de nouvelles. Elle a reçu de nombreux prix.


Elle a aussi enseigné la danse et l’expression corporelle dans le cadre de la formation des professeurs d’éducation physique et est devenue enseignante au département des sciences de l’éducation à l’université de Paris VIII.
Elle a créé et géré avec Daniel Zimmerman une revue littéraire Nouvelles nouvelles.


 
Romans


  • 1978 : La ventriloque, Éditions des Femmes
  • 1988 : La Danse océane, Souffles; Actes Sud Babel 1996
  • 1992 : Martha ou le Mensonge du mouvement, Éditions Manya ; Actes Sud Babel 1996
  • 1994 : Belle mère, Actes Sud Babel; J'ai lu 1997 (Prix Goncourt des lycéens)
  • 1996 : La Nuit la neige, Actes Sud; Actes Sud Babel 1998; J'ai Lu 1998
  • 1997 : Le Sas de l'absence, Actes Sud; Actes Sud Babel 2000 (publié avec La Ventriloque) Prix de l’écrit intime.
  • 1999 : Platon était malade, Actes Sud
  • 2004 : Le Jardin forteresse, Actes Sud
  • 2006 : Chers Disparus, Actes Sud
  • 2007 : Le Désert de la grâce, Actes Sud
  • 2010 : Les Femmes du braconnier, Actes Sud
  • 2010 : Œuvres, tome 1, collection Thesaurus, Actes sud
  • 2013 : Dans l’ombre de la lumière, Actes Sud
  • 2016 : Tout dort paisiblement sauf l’amour, Actes Sud


Nouvelles


  • 1985 : Les Enfants des autres, Actes Sud
  • 1989 : Un si joli petit livre, Actes Sud; Actes Sud Babel 1999
  • 1991 : Vous êtes toute seule ?, Actes Sud, prix de la nouvelle du Rotary Club; Actes Sud Babel 1994; Librio 1997
  • 1993 : La Chatière, Actes Sud
  • 2001 : Au Lecteur précoce, Actes Sud
  • 2007 : Sous les mets les mots, Nil
  • 2014 : Rire en do mineur et autres nouvelles, Actes Sud
  • 2015 : Sans tambour ni trompette, Rhubarbe


Poésie




 


AvecDaniel Zimmermann




Roman collectif




Préfaces


  • 2007 : Jack London, Histoire des îles, éditions Phébus
  • 2013 : Nathalie Peyrebonne, Rêve général, éditions Phébus.