lundi 2 octobre 2017

Un Grand Rendez-Vous éclatant

C'est bien "L'écriture dans tous ses éclats" qui a jailli samedi 30 septembre, salle gothique à Vézelay!
L'écriture, la littérature sous toutes ses formes dont le théâtre.

Une cinquantaine de participants ont écouté avec attention et sont intervenus pour interroger nos invités, au nombre de quatre, sous la douce et ferme médiation de notre amie journaliste Christine Simeone.

Jean-Pierre Cannet a ouvert les rencontres. Il a présenté son ouvrage en cours "La belle étreinte" et expliqué avec simplicité les difficultés auxquelles il se heurtait dans le fil de l'écriture. Il a fait sentir à quel point le "travail d'écrire" est un véritable artisanat qui suppose essais et reprises, tentatives et repentirs, le labeur et l'effort étant toujours de rigueur. Des lectures ont illustré ses propos.
Son dernier éditeur pour "Les noces rêvées ne meurent pas" (éditions de La Renverse), Franck Achard, lui même écrivain, libraire, comédien a apporté des compléments et précisions sur ce difficile métier de l'écriture.

L'après midi a commencé avec Anne-Laure Liégeois, metteuse en scène, accompagné d'Olivier Dutilloy, comédien. Anne-Laure a raconté, s'appuyant sur son prochain spectacle, comment s'élaborait peu à peu son travail, depuis la traduction souvent de l'œuvre, la dramaturgie jusqu'à la scénographie. Elle a rappelé diverses expériences théâtrales tentées, comme "Embouteillages" où le public déambulait d'une voiture à l'autre pour écouter des textes commandés à divers auteurs. Elle a aussi décrit sa plus récente création, "On aura tout", à Avignon cet été, à base de textes très engagés, sur de nombreux sujets politiques et sociaux. L'initiative sera reprise à Paris cet hiver. Olivier Dutilloy en a lu quelques extraits. Figuraient parmi eux deux écrits de Marie Nimier, la dernière invitée.

Marie Nimier a commencé très jeune par la musique, les spectacles de rue, la chanson. Plus tard elle est devenue écrivaine de romans, de pièces de théâtre, de textes pour la jeunesse, de scénarios pour le cinéma. Elle a finement expliqué, avec simplicité et modestie, sa manière de travailler suivant les genres littéraires et fait écouter une de ses chansons-poèmes.

L'après midi s'est terminé par une création très originale à la Cité de la Voix, à partir d'un texte de Pascal Quignard, littérature oblige. Sur une composition musicale de Benoit Menut, une formidable pianiste, Aline Piboule, et un comédien-lecteur-chanteur, Paul-Alexandre Dubois ont fait entendre un "Boutès ou se jeter à l'eau" qui résonnait avec les propos de Marie Nimier dont le premier roman "La sirène" tournait autour de ce mythe. Etrange correspondance des choses et des êtres...

Cette dernière édition fut un beau moment d'intelligence, de simplicité et de complicité conviviale avec un public fidèle et passionné.

Un immense merci à tous.

samedi 2 septembre 2017

Le Grand Rendez-Vous du samedi 30 septembre 2017


 

LE GRAND RENDEZ-VOUS DU LIRE ET DE L’ECRIRE

30 SEPTEMBRE 2017 A VEZELAY

En partenariat avec la Maison Jules Roy à la salle gothique

 

Pour la quatrième année, RVLE vous invite à une journée de rencontres entre amateurs de littérature, deux écrivains et une metteuse en scène, dans une atmosphère conviviale et accessible à tous. Notre désir est toujours d’approfondir « Le travail d’écrire », en considérant l’écriture sous toutes ses formes : romans, théâtre, chansons… et dans ses incarnations sur une scène ou même à l’écran : « l’Ecriture dans tous ses éclats ».

Les rencontres seront animées par Christine Simeone, journaliste à France Inter, auteur et créatrice du festival littéraire d’Altagène en Corse.


Entrée libre dans la mesure des places disponibles.

 Le programme

 

-          11h : rencontre avec Jean-Pierre Cannet, écrivain, en présence de Franck Achard, fondateur des éditions de la Renverse;

-          14h30 : rencontre avec Anne-Laure Liégeois, metteuse en scène, avec la participation d’Olivier Dutilloy

-          16 30 : rencontre avec Marie Nimier, écrivaine, parolière, romancière, dramaturge, scénariste…

-          19h : concert à la Cité de la Voix  (grande salle): « Boutès ou se jeter à l’eau »concert-lecture du récit de Pascal Quignard, par Paul-Alexandre Dubois, comédien et chanteur, Aline Piboule, pianiste et Benoit Menut, compositeur.

 

 

 

 

 

 

 

JEAN-PIERRE CANNET

 

Auteur de poésie, romans, nouvelles, théâtre. On retrouve un thème essentiel à tous ses écrits : les personnages mis en danger. Une poésie universelle se dégage de l’ensemble de son oeuvre qui évoque le monde moderne et ses blessures -guerre, pauvreté, déracinements, terrorisme.

Depuis plusieurs années, Jean-Pierre Cannet est sollicité pour des résidences d'écrivain. Il apprécie particulièrement ces temps de rencontres et de sensibilisation à la littérature contemporaine.

 

THEATRE

Bella Korsky, Théâtrales, 2017 ;Caddie, l’école des loisirs, 2015 ; L’enfant de par là-bas, Théâtrales, 2012 ; Tous ne sont pas des anges, Le bruit des autres, 2011 ; La foule, elle rit, l’école des loisirs, 2010 ; Yvon Kader, des oreilles à la lune, l’école des loisirs, 2010 ; Chelsea Hotel, Théâtrales, 2009 ; La petite Danube, Théâtrales, 2007, sélectionné par l'éducation nationale (site "éduscol") ; La chair et le ciel c’est pareil, Le bruit des autres, 2007 ; Little boy, la passion, Théâtrales, 2005, prix dramaturgie francophone SACD ; La grande faim dans les arbres, Théâtrales, 2003 ; Brise-glaces, Le bruit des autres, 2001 ; Des manteaux avec personne dedans, Théâtrales, 1999 ; Résurgences, Alfil, 1996

ROMANS

Des noces rêvées ne meurent pas, La Renverse, 2017 ; Simploque le gitan, Julliard, 1998 ; Les Vents coudés, Gallimard, 1993

NOUVELLES

Le grand labeur, Rhubarbe, 2013, prix Boccace de la Nouvelle 2014 ; On aurait pu me croire vivant, Alfil, 1996 ; Gueules d’orage, Marval, 1994 ; Bris de guerre, Dumerchez, 1992 ; La Lune chauve, préface de Claude Pujade-Renaud, L’Aube, 1991

POESIE

Portraits à la boue, préface de Bernard Noël, Cadastre8zéro, 2008 ; De toute lumière, Joca Seria, 2005 ; Mordre la falaise, La passe du vent, 2004 ; Lettre par la fenêtre, avec Dominique Sampiero, Dumerchez, 1995 ; Le Petit « disons » de Saint-Quentin, Alfil, 1995

ALBUM JEUNESSE

On a volé petit-môssieur, Alfil, 1995

 

 

ANNE-LAURE LIEGEOIS

Diplômée de lettres anciennes, Anne-Laure Liégeois entre au théâtre avec la traduction et la mise en scène d’une pièce de Sénèque, Le Festin de Thyeste, qui donne son nom à la compagnie qu’elle fonde en 1994. Dans un esprit de déambulation et de grande réunion d’artistes, elle crée Le Fils de Christian Rullier pour une cinquantaine d’acteurs dans des espaces industriels désaffectés ; Ca, qui réunit des auteurs et des comédiens dans des chambres de plein-air et Embouteillage qui rassemble 27 acteurs et conquiert le public d’Avignon et d’ailleurs installé dans des voitures… Nommée directrice du Centre dramatique national de Montluçon en 2003, A.L. Liégeois alterne les mises en scène de grands textes classiques et antiques et des collaborations étroites avec des auteurs contemporains. Créatrice des scénographies et costumes de ses spectacles, elle entretient un lien constant à la musique et à la danse. Elle a mis en scène plusieurs textes à la Comédie Française et créé divers opéras. Elle vient de mettre en scène à Avignon cet été, divers textes de nature politique lus par une soixantaine de comédiens amateurs et professionnels : On aura tout vu. Elle est artiste associée au Volcan, Scène nationale du Havre.

 

 

MARIE NIMIER

Marie Nimier commence à quinze ans une carrière chaotique de comédienne et de chanteuse, participe à des créations théâtrales et musicales aux Etats Unis et en France, parfois sur la scène, souvent dans la rue ou dans des lieux insolites.

Elle a publié une douzaine de romans, traduits en de nombreuses langues, dont Sirène en 1985 (couronné par l’Académie française et la Société des gens de lettres), puis La girafe, Anatomie d’un cœur, L’hypnotisme à la portée de tous, La caresse, Celui qui court derrière l’oiseau, Domino, La nouvelle pornographie, ainsi que des textes pour le théâtre (La confusion, Adoptez un écrivain, Noël revient tous les ans, La violence de potiches), des nouvelles, des livres pour enfants et des chansons pour Jean Guidoni, Juliette Gréco, Art Mengo, Clarika, Enzo Enzo, Eddy Mitchell…

Dans La reine du silence, récompensé en 2004 par le prix Médicis, Marie Nimier s’attache à la figure de son  père, Roger Nimier, écrivain et chef de file des « hussards ». La plupart des textes réunis sous le titre Vous dansez ?  sont à l’origine du spectacle de la Compagnie Beau Geste « A qui penses-tu ? », chorégraphié par Dominique Boivin. Elle a également publié Les inséparables en 2008, prix Georges Brassens, Photo-photo (2010), Je suis un homme (2013) et La plage (2016). Elle s’est engagée depuis une quinzaine d’ années dans de nombreuses créations théâtrales, écrivant non seulement pour des comédiens, mais aussi pour des danseurs, des musiciens, une funambule, des cinéastes et autres inventeurs de formes hybrides. Elle vient de co-écrire le scénario de Barrage, un film récemment sorti en salles de Laura Schroeder, avec Isabelle Huppert.

 

Nous remercions la DRAC, le Conseil départemental de l’Yonne et son ancien président André Villiers, la Municipalité de Vézelay et la Maison Jules Roy de nous avoir permis de réaliser cette journée de rencontres littéraires.
Nous remercions la Cité de la Voix et son directeur Nicolas Bucher, de nous avoir présenté un concert de qualité.
Notre gratitude va aussi à Christine Simeone, notre fidèle amie de France Inter, pour son professionnalisme.Merci aussi Lorant Hecquet, à Dominique Armengaud et son beau Val en sel, à nos amis du Sybar Terrasse et des Glycines.

 

 

 

 

jeudi 20 juillet 2017

Des nouvelles de nos invitées du 30 septembre, Anne-Laure Liégeois et Marie Nimier



 
Nos invitées du Grand Rendez-Vous font parler d’elles en ce milieu du mois de juillet.

Anne-Laure Liégeois, « femme de théâtre » comme l’écrit joliment Clarisse Fabre dans Le Monde du 18 juillet, met en scène « On aura tout vu », chaque jour à midi en Avignon au jardin Ceccano, du 8 au 23. Spectacle ouvert à tous gratuitement et très largement suivi. C’est un feuilleton politique composé de textes choisis par Anne-Laure Liégeois,  avec la complicité de Christiane Taubira.
Les migrations, la place des femmes, la peine de mort, le post-colonialisme, les minorités, l’écologie…Les textes classiques se mêlent aux contemporains « pour éclairer le monde, poétiquement et politiquement ».

Comment ont travaillé ces deux fortes femmes ? Dans Le Monde, Anne-Laure précise : « J’ai rencontré Christiane Taubira cinq fois. On l’a écouté parler du monde, on a épluché ses discours, ses ouvrages. On s’est rendu compte que nos deux univers se recoupaient… On est partis de 800 textes et on en a retenu 245 », parmi lesquels Victor Hugo, Michel Foucault, Simone Veil mais aussi Léonora Miano, Remi de Vos, Leslie Kaplan, Patrick Kermann...
Une soixantaine de comédiens se relaie sur scène, au fil des épisodes : une quarantaine d’amateurs, treize élèves du Conservatoire national supérieur de Paris et quatre acteurs professionnels dont Olivier Dutilloy.

«  J’adore les grands mécaniques », raconte ALL qui a déjà présenté dans le « In » en 2001 sa création Embouteillage, une pièce réunissant 27 auteurs, 35 voitures et 50 acteurs…

Nous nous réjouissons de l’entendre bientôt nous raconter son aventure avignonnaise...

 

Marie Nimier n’est pas en reste.
On connaissait les talents multiples de cette toujours jeune femme qui commence à quinze ans une carrière de comédienne et de chanteuse, participe à des créations théâtrales et musicales, parfois sur scène, ou dans la rue ou dans des lieux insolites.

Elle a déjà publié douze romans, traduits pour certains en Chine, aux USA, en Allemagne, en Italie, au Japon, en Egypte, au Vietnam ou en Roumanie. Nous en donnerons le détail bientôt. Elle écrit aussi des textes pour le théâtre, des nouvelles, des livres pour enfants et des chansons pour Jean Guidoni, Juliette Gréco, Art Mengo, Clarika, Enzo Enzo, Eddy Mitchell…

Elle s’engage depuis une quinzaine d’année dans de nombreuses créations théâtrales, écrivant non seulement pour les comédiens, mais aussi les danseurs, les musiciens, des funambules, des cinéastes et autres inventeurs de formes hybrides.
Tout récemment, MN a coécrit avec la réalisatrice Laura Schroeder le film Barrage, tourné en format carré 1/33. Au casting Lolita Chammah, Thémis Pauwels et Isabelle Huppert… La voici donc scénariste !

C’est à la radio que Laura Schnoeder a découvert Marie Nimier : « sa manière de parler de ses personnages m’a donné envie de découvrir ses romans. J’ai lu Les inséparables dont le style m’a tout de suite charmée. La description des personnages, leur regard, leur psychologie me faisait penser à ma propre façon de voir les choses. Dès que je l’ai rencontrée, j’ai compris qu’il y avait une connivence entre nos univers, qu’une collaboration pouvait marcher. Elle a d’ailleurs eu le même sentiment en voyant mes courts métrages ».

 

Comme on le voit, « la connivence des univers » est fondamentale à la création partagée. Nous espérons la trouver le 30 septembre sur la colline.



mercredi 12 juillet 2017

Vers le Grand Rendez-Vous, avec JP Cannet, Anne-Laure Liégeois et Marie Nimier

Après les deux beaux événements de début d'été, la Nuit de l'Ecriture du 24 juin et la Fête de la lecture, le 1 juillet, nous songeons déjà au Grand Rendez-Vous du 30 septembre.

Entre temps, se déroulera les 18 et 19 août le stage de lecture à voix haute organisé par "Les Mots Parleurs" et Valérie Delbore, que nous soutenons.
Nous n'excluons pas non plus une promenade littéraire autour de Julien Gracq.
Notre Grand Rendez-Vous aura lieu salle gothique à Vézelay, toujours en partenariat avec la Maison Jules Roy.
Le thème, cette année, en sera, dans le prolongement des lectures à voix haute que nous affectionnons: "L'écriture dans tous ses éclats", avec un fort accent sur l'écriture mise en scène, transformée en spectacle...

Trois invités, que nous sommes ravis de recevoir:

- Jean-Pierre Cannet, bien connu à Vézelay, qui vient de publier aux éditions La Renverse, "Des noces rêvées ne meurent pas". JPC est auteur de pièces de théâtre, poèmes, romans nouvelles...
Un de ses derniers textes "Rouge neige" a été retenu comme lauréat par la Commission nationale d'aide à la création de textes dramatiques et sera créé l'an prochain sur la scène nationale du Sud-Aquitain.


- Anne-Laure Liégeois, metteuse en scène de théâtre et dirigeante de la Compagnie Le Festin. Elle présente actuellement à Avignon chaque jour "On aura tout", à base de textes historiques et politiques qu'elle a choisis et qui rencontre un grand succès. ALL a mis en scène les plus grandes pièces du répertoire, elle a dirigé plusieurs années le Centre dramatique national de Montluçon, elle est artiste associée au Volcan du Havre.

- Marie Nimier, écrivain, auteur de nombreux romans, de nouvelles, de pièces de théâtre et de chansons. Son dernier roman "La plage" publié chez Gallimard en 2016, vient de sortir en livre de poche. On aimera l'entendre sur les différentes manières d'aborder l'écriture qu'il s'agisse d'un récit ou d'une chanson...

Vous trouverez sur Wikipédia toutes les informations précises sur nos invités dont la pluralité des talents et la diversité des modes d'expression permettront d'explorer une autre facette du "Travail d'écriture" qui est notre questionnement fondamental.

Les débats seront, comme chaque année, animés par notre amie journaliste de France Inter Christine Simeone, auteur elle aussi de plusieurs ouvrages et co-fondatrice d'un événement littéraire qu'elle organise en juillet en Corse à Altagène.

Enfin et selon la belle coutume créée par Nicolas Bucher, notre journée se terminera par un concert à la Cité de la Voix.
Il s'agira de "Boutès, ou se jeter à l'eau", concert-lecture du récit de Pascal Quignard, par Paul-Alexandre Dubois, comédien et chanteur, Aline Piboule, pianiste et Benoit Menut compositeur.

Nous vous repréciserons bien sûr toutes ces informations, mais réservez dès aujourd'hui ce 30 septembre à Vézelay!
D'ici là, belles vacances et bel été

lundi 26 juin 2017

Fête de la lecture le samedi 1 juillet à 18h à Vézelay



 Chers amis, notre quatrième Nuit de l’Ecriture s’est déroulé avec succès le samedi 24 juin à la mairie de Vézelay. L’écrivain Jacques-François Piquet a su stimuler et encourager les ardeurs littéraires de la dizaine de participants.

Se profile maintenant la Fête de la Lecture, ouverte à tous, en participation avec l’événement « Mots Dits Mots Lus ».
Nous nous retrouverons le samedi 1 juillet à 18h devant la mairie de Vézelay, en espérant un ciel clément. Vous êtes tous invités à lire à voix haute quelques pages d’un livre que vous aimez : nouvelle, extrait d’un récit ou roman, poème… Ce que vous voulez, le temps que vous voulez, sans dépasser dix minutes.
Ce sera une fête, la fête du partage de ce qui nous fait vivre, la littérature et l’écriture.

RVLE offrira à boire un verre de l’amitié à tous les lecteurs. Nous vous attendons avec impatience.

lundi 29 mai 2017

Samedi 24 juin la nuit de l'écriture, avec Jacques François Piquet

La Nuit de l’Ecriture approche et il s’agit maintenant de s’inscrire au plus vite pour y participer. Il reste quelques places, le nombre maximum de participants étant d’une dizaine.

Pour vous encourager et vous mettre en confiance, lisez cette Note d’un ami de l’animateur de la Nuit de l’écriture à Vézelay

               RVLE  vous a informés : au programme de la Nuit, il y aura un atelier d’écriture animé par Jacques-François Piquet. Certains d’entre vous hésitent peut-être à s’inscrire, je les comprends. La réputation d’écrivain sérieux, voire sombre du monsieur ne joue pas en sa faveur. Vous vous dites il va nous effriter le moral, peut-être nous induire en mélancolie et alors les vacances se passeront en centre de repos plutôt qu’au Club Med ! Non merci ! Oui, je vous comprends... Cela dit, après toutes les promesses que vous avez entendues ces derniers mois, j’aimerais à mon tour vous en faire une et la tenir : inscrivez-vous en confiance à l’atelier de Jacques-François, je vous assure que sous ses dehors sérieux il peut se monter léger, inventif, parfois drôle, toujours convivial, et je vous garantis sourires et bonne humeur pour toute la soirée. Et puis, dites-vous bien que vous n’aurez pas à le supporter cinq ans, non, juste quelques heures entre jour et nuit ! A bientôt, autour d'une table pour partager mots et mets ! 

Voilà, vous savez tout ou presque ! Pour mieux connaître Jacques-François Piquet, l'écrivain animateur de cet événement, allez sur son site internet remarquable.

Inscrivez-vous sur notre adresse mail : lesrendezvousdulire.ecrire@gmail.com

Le rendez-vous est à 19h15 à la mairie de Vézelay le samedi 24 juin. La participation est de 5 euros. Apportez aussi  votre plat préféré salé ou sucré, à partager et à grignoter. RVLE fournira la boisson…

 

jeudi 27 avril 2017

Un rendez-vous autour de Pierre Michon le samedi 13 mai 2017



Notre prochain « Rendez-Vous au Café » sera d’un genre nouveau. Il aura lieu le samedi 13 mai à 18h30 à La Renommée à Saint-Père.

Nous ne vous présenterons pas un auteur ou un éditeur comme à l’accoutumée.

Nous vous présenterons une œuvre très belle et très originale et en particulier un élément de cette œuvre, un petit livre magnifique, Les Onze, de celui qui est parmi les plus grands écrivains de langue française vivant, Pierre Michon.

Il est né en 1945 et vit dans la Creuse, dont il sort rarement aujourd’hui. Il a fait des études de lettres à Clermond-Ferrand, du théâtre et ne rentre dans la vie littéraire qu’à 39 ans avec la publication d’un de ses livres marquants : Les vies minuscules . Lui succèdent  Rimbaud le filsLa Grande Beune, Abbés… En 2009, il publie Les Onze qui lui vaut le Grand prix du roman de l’Académie Française.

Une intéressante page wikipedia livre une analyse de son œuvre. Des interviews sont visibles sur You Tube.

Il n’est pas connu du grand public, il ne vit pas à Paris, ne s’exprime guère dans les médias ; mais pour la plupart des amoureux de la littérature contemporaine, il figure parmi « les grands ».

Nous n’avons pas essayé de l’inviter, il vit dans la Creuse, un peu en ermite… Nous avons fait le choix de demander à deux bons connaisseurs de son écriture, deux universitaires bien connus dans notre région, d’en parler librement et simplement : Jean-Louis Tissier et Henri Mitterand. Le premier nous situera l’œuvre et le second nous parlera plus particulièrement du livre Les Onze . Notre amie comédienne Sara Saragoni en lira quelques pages.

D’autres intervenants amis participeront au débat, toujours convivial, chaleureux et ouvert à tous.

 

 

 

lundi 27 mars 2017

notre invitée du 8 avril aux Glycines: Sophie Caillat


La prochaine invitée de notre Rendez-Vous au café est une jeune éditrice de 39 ans, Sophie Caillat aussi dynamique que déterminée et chaleureuse. Elle  a acheté, il y a quelques temps, une maison à Clamecy. On la voit donc souvent dans notre région s’intéresser à toutes les activités culturelles.

Nous sommes ravis de l’entendre raconter sa belle aventure entreprenariale, menée avec une amie aussi souriante qu’elle, Amélie Petit.

Sophie, après quinze ans de journalisme dans la presse écrite (santé, environnement) et Amélie, après quinze ans dans l’édition, décident en 2014 de lancer ensemble " Premier Parallèle", une maison d’édition qui aspire à publier des livres d’actualités, documents, essais, témoignages, récits, enquêtes, sur les enjeux actuels, livres destinés à rester des livres de fond.

Leur pragmatisme les conduit à démarrer immédiatement avec des éditions numériques pour se constituer un catalogue et une clientèle susceptible d’inspirer confiance à un diffuseur.

Les deux jeunes femmes savent parfaitement maîtriser la chaine de la fabrication d’un livre numérique, ce qui leur donne une parfaite autonomie. Elles commencent néanmoins à faire imprimer à 300 ex. quelques titres, trois en 2015, qu’elles expédient elles-mêmes par la poste aux libraires qui s’intéressent à leurs productions.

En 2015, elles contactent de grands diffuseurs et sont mieux distribuées. Elles sortent aujourd’hui à 3000 ex. leurs derniers titres, comme « Bienvenue dans le nouveau monde » de Mathilde Ramadier, sur l’univers des start-up, déjà en réédition!
 Au total, elles publient peu (quinze livres au total dans le catalogue), entre huit et dix par an et tentent de penser chaque ouvrage dans sa singularité.

Parmi la production récente, on peut citer deux livres du psychanalyste Gérard Haddad, qui ont connu un large succès, Dans la main droite de Dieu et le Complexe de Caïn.



Leur prochaine étape va sans doute coïncider avec notre rencontre au café. Elle devrait les faire mieux connaître encore avec la publication de « L’âge de la régression », écrit par quinze intellectuels de divers pays (Bruno Latour pour la France) édité en partenariat avec treize éditeurs internationaux.

 

 



jeudi 23 mars 2017

Grandeurs et misère des littérateurs (Le Monde 23 mars 2017)

Ouverture le 24 mars du Salon du livre, grande messe médiatique, exposition de stars des lettres et manifestation qui oscille entre la culture et le commerce...Mais c'est l'occasion pour les journaux de publier des chiffres intéressants.


Dans le Monde daté du 23 mars par exemple, on apprend que dans le palmarès des "littérateurs" les mieux payés de France en 2016, publié par Capital, seuls 3 d'entre eux - sur 100.000 inscrits à l'Association pour la gestion de la Sécurité sociale des auteurs (Agesa), dépassent le cap du million d'euros de droits d'auteur: Guillaume Musso, Marc Levy et Michel Bussi, un auteur de polars. On comprend que le quotidien ait choisi ce terme de littérateurs plutôt que d'écrivains!


D'après le président du CNL, "avec trois fois plus de livres qu'il y a vingt ans et la même manne de droits d'auteur, on arrive à un système où l'on compte une quinzaine d'écrivains riches, 150 à 200 qui vivent de manière décente et après, c'est le marais."




90% perçoivent en effet des droits inférieurs au smic. Ils ne gagnent en moyenne qu'un euro par livre vendu, ils sont les plus mal payés de la chaine du livre, autour de 8% de son prix. Ce qui explique que les deux tiers exercent une autre activité professionnelle.




Peu d'écrivains vivent donc de leur plume, ce qui n'est pas nouveau et ce qui est peut-être une bonne chose, quoiqu'on dise. Les meilleurs d'entre eux, dans le passé tout au moins, exerçaient un autre métier, professeurs, journalistes, fonctionnaires.... Rester indépendant des goûts des éditeurs et du public, garder un contact avec le réel, partager la vie de tous, semblent souhaitable.




Ce qui reste regrettable, c'est la paupérisation de la profession, due à la surproduction d'ouvrages (plus de 25% entre 2007 et2014, pas toujours intéressants hélas!),  à des tirages de plus en plus faibles et au goût extrême de la nouveauté qui ne fait tenir un livre en présentoir que quelques semaines. Comme les films d'ailleurs...


Mais pas trop de pessimisme: la France est un pays où l'on lit encore, où la consécration d'un homme politique passe par l'écriture et le mépris qu'on en a s'explique souvent par leur manque de culture!

mercredi 22 mars 2017

Succès du café poésie de 18 mars. Des nouvelles de Mathieu Sapin...


L’année 2017 commence bien !

Le premier Rendez-Vous au café, traditionnellement dédié à la poésie avec le Printemps des poètes, s’est déroulé, c’est une première, dans un lieu étonnant et superbe, la salle de billard de La Renommée à Saint-Père. Ancienne salle à manger du restaurant de Mme Meneau, la mère de Marc. Atmosphère feutrée, quasi club anglais, livres anciens au mur, tableaux, fauteuils confortables et billard comme autrefois…
Nous avions confié l’organisation de la soirée à ceux qui connaissent le mieux l’état de la poésie aujourd’hui, Geneviève Peigné et Jean-François Seron. Ils nous ont présenté un Jean-Christophe Belleveaux subtil et chaleureux, et une lecture à deux voix improvisée avec Edith Azam.
Belle et prometteuse soirée.

 


Prochaine rencontre, le samedi 8 avril, aux Glycines, avec une jeune éditrice, Sophie Caillat.

Petite nouvelle d’un auteur déjà invité par RVLE, Mathieu Sapin. Nous l’avions reçu après la sortie de son album sur la « Campagne présidentielle » de François Hollande, chez Dargaud, 2012. Il vient aujourd’hui de publier chez le même éditeur « Gérard, cinq années dans les pattes de Depardieu » qui rencontre un accueil critique remarquable. Mathieu Sapin fait partie de ce vivier de bédéistes qui renouvellement le genre en l'orientant vers le reportage et le documentaire. Formidable !

lundi 6 mars 2017

Sur Eric Chevillard....par Dominique Drouin


 

Jalouser Jourde



« Eric Chevillard est mon ami » dit Pierre Jourde, ce que, même en en limitant l’acception aux liens « d’amitié » qui se filent et défilent sur les réseaux sociaux, je ne saurais dire : ce n’est pas Eric Chevillard lui-même qui administre la page à lui consacrée, créée par deux admirateurs de l’écrivain.


« Ecrivains », c’est par ce mot, précisément, cinglant seul au milieu d’une page, que Pierre Jourde ouvrait la dernière partie de son audacieux « La littérature sans estomac », après y avoir dûment éreinté les livres de celles et ceux qui, selon lui, n’en étaient pas. Eric Chevillard était au nombre des trois qui se trouvaient après cette page inaugurale, « Ecrivains », les trois seuls adoubés par Jourde. C’était à la fin du siècle dernier, période à partir de laquelle je peux donc dater le moment où je connus l’existence puis l’œuvre d’Eric Chevillard…


Pour le RVLE, nous aurions aimé le faire venir à Vézelay (il vit à Dijon, ce n’est pas le bout du monde) ; nous avons même tenté notre chance en passant par son éditeur. Las ! Le bonhomme ne goûte guère d’exhiber sa personne. Ce qu’il me confirma de vive voix, ce 27 janvier 2017 où, à l’invitation d’une librairie parisienne, il vint tout de même présenter son dernier opus : « Ronce-rose ». Tout transi d’admiration, j’eus alors cette confidence du maître : « Ça ne se voit peut-être pas, mais je combats une grande tension en moi pour être là ce soir » (citation reconstituée en substance, où n’apparaît pas la douceur navrée de l’excuse renouvelée). Et en réponse à ma question de savoir si son éditeur ne l’incitait pas, tout de même, à paraître en public : « Non, me dit-il, c’est une chance que les grands de chez Minuit aient préalablement damé ce terrain-là : Beckett détestait parader. » (citation approximative reconstituée en esprit). Pour moi qui, regrettant d’avoir déjà manqué l’occasion avec Proust, voulait tant ne pas recommencer l’erreur avec Chevillard, pour une rencontre loupée avec lequel je n’aurais plus eu le prétexte de l’écart infranchissable de l’âge, ce 27 janvier, donc, je fus comblé de constater qu’Eric Chevillard existait, qu’il avait une voix, portant un discours brillant, que le « roi avait un corps » (comme je le lui dis, faisant précisément référence à Michon écrivant sur Beckett).


Mat revers de son talent d’or, Eric Chevillard ne souhaite donc exister publiquement que par ses livres. Goût du retrait, signe d’une modestie vraie, de celle qui a la modestie d’elle-même, notamment celle de ne pas peser sur l’orgueil légitime de qui se sait une œuvre originale, une œuvre très importante derrière soi ; orgueil serein et justifié qui se goûte seulement dans l’intimité du rapport entre soi et soi.


J’échappais ainsi à l’épreuve de le recevoir, de le présenter à Vézelay, de parler de son œuvre, tout ce dont la seule représentation perspective me terrorisait.
« Vous êtes un ours, vous l’écrivez et je veux bien vous croire : sans doute, même, la raideur de vos poils le dispute au piquant de ceux du hérisson. Je le suis aussi, et c’est violence de bateleur qu’il faut que je me fasse avant de vendre ma peau. Donc, n’ayez crainte, entre ours, on se comprend. ». C’est ce par quoi je comptais l’amadouer dans ma lettre de fin décembre 2016. Il faut croire qu’il m’aura entendu au-delà de l’attendu, pour me soulager par son refus, exprimé le 12 janvier, là encore avec une touchante modestie : « Je vais décliner l’invitation pourtant, en m’excusant. J’ai deux ou trois rencontres prévues à l’occasion de la sortie de mon livre. C’est déjà plus que je ne voudrais. Ce n’est vraiment pas mon terrain... »


S’il était venu en terrain vézelien, passée l’épreuve, avec quelle fierté pourtant l’eussé-je conduit, promené, faisant le guide par les venelles bordées de ces pierres qui ont la rugosité cunéiforme laissée par de grands noms de la littérature ; avec quelle avidité eussions-nous respiré tout là-haut, dos à la Basilique (qui eût alors sacré un nouveau roi) ! Bienheureux, moi qui, comme Don Quichotte grâce au statisme de Chevillard (le cheval de bois, Clavileño dans loriginal), après ce voyage qu’eût simulé le souffle frais qui bat la Colline Éternelle, n’eusse pas eu à en découdre avec quelque Malambrun, ce qui, comme Dulcinée, m’eût laissé durablement enchanté.


Puisque l’œuvre d’Eric Chevillard y suffit amplement.


Je serai bref sur celle-ci, la presse et la Toile sont suffisamment disertes et point n’est utile de les recopier. Des études et colloques lui ont été consacrés : « Pour Eric Chevillard » (Éditions de Minuit), ouvrage collectif auquel ont participé Bruno Blanckeman, Tiphaine Samoyault, Dominique Viart, Pierre Bayard ; « Eric Chevillard dans tous ses états » (Classiques Garnier). Les romans, en prose jubilatoire, d’Eric Chevillard sont publiés aux « Éditions de Minuit », éditeur historique auquel s’est joint plus récemment « L’arbre vengeur » pour la publication des aphorismes dont il nourrit quotidiennement son blog, « L’autofictif ».


En outre, presque chaque semaine, il tient son « Feuilleton » dans « Le Monde des livres », très lu et dans lequel, sans complaisance, il aborde de façon critique un échantillon représentatif de la production livresque contemporaine.
Signalons enfin le beau portrait qui dévoile un peu l’écrivain, paru dans L’Obs du 12 janvier dernier.
L’œuvre proprement dite, est forte de trente-neuf livres, déjà (Eric Chevillard est né en 1964) avec, outre les différents volumes de «L’autofictif », des titres comme « Mourir m’enrhume » (1987) à « Juste ciel » (2015) et « Ronce-Rose » (2017), en passant par « Choir » (2010) ou « Démolir Nisard » (2006).


Dominique Drouin



mardi 21 février 2017

Le Samedi 18 mars, à 18h30 à la Renommée à St-Père, Jean-Christophe Belleveaux, poète




 RVLE, comme chaque année, commence la saison avec le Printemps des Poètes et en 2017 inaugure un nouveau lieu, le café La Renommée à Saint-Père, en alternance avec les Glycines à Vézelay. La rencontre aura lieu à 18h30.

Nous avons pensé que nulle n’était mieux placée pour choisir un poète que la belle association Samedi Poésies Dimanche Aussi qui organise en juillet depuis quelques années un formidable week end de poésie à Bazoches.
Ce sont donc nos amis Geneviève Peigné et Jean-François Seron qui nous proposent de recevoir et écouter Jean-Christophe Belleveaux.

Il est né à Nevers en 1958. De racines nivernaises et polonaises, il fait des études de lettres à Dijon et apprend la langue thaï à l’INALCO à Paris.


Il a animé la revue Comme ça et Autrement durant sept ans. Grand voyageur, notamment en Asie, il s’est éloigné de l’enseignement et s’essaie à une existence en poésie : écriture, lectures publiques, rencontres-débats, résidence d’écrivain…

Il a déjà publié de nombreux ouvrages :

  • L'emploi du temps, Éditions le phare du cousseix, 2017
  • cadence cassée, Éditions Faï Fioc, collection "cahiers", 2016,
  • Fragments mal cadastrés, Éditions Jacques Flament, 2015
  • L'inquiétude de l'esprit ou pourquoi la poésie en temps de crise ? (ouvrage collectif de réflexion de 21 auteurs), Éditions Cécile Defaut, 2014
  • Bel échec co-écrit avec Édith Azam, Le Dernier Télégramme, 2014
  • Démolition, Les Carnets du dessert de Lune, 2013
  • ces angles raturés, ô labyrinthe, Le Frau, 2012
  • Épisode premier, Raphaël De Surtis, 2011
  • CHS, Contre Allées, 2010
  • Machine Gun, Potentille, 2009
  • La Fragilité des pivoines, Les Arêtes, 2008
  • La quadrature du cercle, Les Carnets du dessert de Lune, 2006
  • soudures, etc., Polder / Décharge, 2005
  • Caillou, Gros Textes, 2003
  • Nouvelle approche de la fin, Gros Textes, 2000
  • Géométries de l'inquiétude (nouvelles), Ed. Rafaël de Surtis, 1999
  • Dans l'espace étroit du monde, Wigwam, 1999
  • Poussière des longitudes, terminus, Ed. Rafaël de Surtis, 1999
  • le compas brisé, Pays d’Herbes, 1999
  • Carnet des états successifs de l'urgence, Les Carnets du dessert de Lune, 1998
  • Le fruit cueilli, Pré Carré, 1998
  • Bar des Platanes, L’épi de seigle, 1998
  • sédiments, Polder / Décharge, 1997
  • L'autre nuit (avec Yves Humann), éditions Saint-Germain-des Prés, 1983

Et en anthologies :

  • Nous la multitude, anthologie réalisée par Françoise Coulmin aux éditions du Temps des cerises, 2011

 

Consultez Internet pour en savoir plus et lire des extraits de ses œuvres. Mais surtout venez le voir et l’entendre, samedi 18 mars, à 18h30 à la Renommée à Saint-Père. Une première !

jeudi 9 février 2017

Les derniers livres de Pascale Roze et Jean-Pierre Cannet

Nos amis Pascale Roze et Jean-Pierre Cannet, très proches de RVLE viennent de publier leurs derniers romans.

Pascale Roze a écrit Lonely Child (Stock) un très beau texte qui entremêle petite et grande Histoire, guerres et colonisation et tisse sa trame autour de la transmission.






Jean-Pierre Cannet est l'auteur d'un Des noces rêvées ne meurent pas aux éditions La Renverse. C'est une réédition du livre Les vents coudés, déjà publié chez Gallimard en 1993 dans la collection "Page blanche".
Le texte est suffisamment fort pour justifier cette nouvelle publication sous un nouveau titre.


JPC présente son livre prochainement à Caen, au Brouillon de culture (15 février à 17h).
Laissons le libraire en parler:



« On se souvient l’avoir vu descendre des friches la première fois, hagard et crevant la faim. Le curé n’est pas près de l’oublier ; Chapital lui avait dit : c’est Rose-Monde. Et de Rose-Monde on ne sait toujours rien. On ne saura peut-être jamais.
Cette femme-là c’est le ciel ou l’enfer, ou les deux à la fois ? (…)
            Deux yeux brillent au fond d’une cage. Irrésistiblement Chapital s’en approche. La petite bête est toute jeune, pas plus grosse qu’un chat, sans doute à peine sevrée. Ce sont ses yeux, ils ont le dessin, la couleur surtout… »
L’écriture déroutante de Jean-Pierre Cannet tisse des paysages chaotiques, poursuit des itinéraires intimes au carrefour des lumières : des vies fragiles et vibrantes témoignent ici d’une humanité qui se cherche et claque au vent comme la voilure d’un bateau. L’envie de vivre domine, la nécessité de partir en amour, et les destins se croisent pour mieux s’éclairer mutuellement. Un roman vibrant de poésie.

On leur souhaite le plus grand succès.

mardi 7 février 2017

"La colline", un second roman de Philippe Auverny-Bennetot


Notre ami Philippe Auverny-Bennetot, est docteur en économie. C’est vézelien bien connu de tous. Il a écrit divers ouvrages très techniques sur la finance et un premier roman en 2013 « Les morts dans l’âme » qui racontait le terrible retour des camps de concentration d’une jeune femme, Anne.
Il avait été présenté dans le cadre des Amis de Vézelay, avec Yannick Petit.




L'auteur vient de publier un second récit, La colline,  chez L’Harmattan.


Contrairement à ce que l’on pourrait croire, il ne s’agit pas de Vézelay, loin de là, mais encore une fois de la dernière guerre. C’est l’histoire d’un étudiant en physique allemand des années 20, qui compte tenu de la montée du nazisme,  choisit l’exil aux Etats-Unis. Il y participe aux recherches sur l’énergie nucléaire qui vont aboutir aux premières armes de destruction massive.

 

Entretien avec l’auteur :

 

  • RVLE : Philippe, racontez-nous la trame de votre roman
  • Philippe Auverny-Bennetout : La vie de Hans Brauner, lycéen puis étudiant en physique aurait pu être agréable à Berlin à la fin des années vingt, mais l’ombre du parti national-socialiste commence  à s’étendre sur le pays. Il a conscience des risques que cela fait courir à la jeune démocratie allemande, mais il ne réagit pas, « tu ne t’engagera jamais car tu es trop occupé à réfléchir à l’engagement » lui déclare sa sœur Hilda. En janvier 1933, Hitler devient chancelier et en quelques semaines une dictature sanguinaire s’abat sur l’Allemagne y compris sur l’Université où toute forme de de vie démocratique disparait. Rapidement sa famille à l’exception de sa sœur, membre active des Jeunesses Hitlériennes, fait partie de l’Allemagne qui se terre et qui se tait.

Conscient qu’il avait accepté et qu’il allait accepter trop de résignations et de compromissions, il décide de quitter Berlin pour Paris où l’attend une vie misérable, entouré de réfugiés allemands persuadés qu’ils vont, depuis la France, faire tomber rapidement la dictature nazie.

 Quelques mois plus tard il est recruté par l’université Columbia de New-York dans le prestigieux  département de physique de l’atome où il retrouve  de nombreux savants européens chassés par les dictatures. Sa principale préoccupation devient alors : comment contribuer un tant soit peu à la chute des nazis ?

La découverte en Allemagne de la fission de l’atome laisse entrevoir la possibilité de disposer d’une bombe au pouvoir dévastateur, Hans va participer à la course entre les grands pays pour la maitrise de l’arme atomique.   Rapidement il gagnera dans le désert du Nouveau Mexique, le plus grand et le plus secret centre de recherche au monde où se construisent les premières armes de destruction massive. Là, où se concentre  un nombre exceptionnel  de savants, dont des Allemands et des italiens, obsédés à l’idée que les nazis puissent être les premiers à détenir la bombe.

 

  • RVLE : Comment vous est venue l’idée de ce récit ?
  • PAB : Ayant enseigné pendant de nombreuses années, je me suis intéressé au comportement de l’Université berlinoise  pendant la montée des nazis et dans les premières années  de leur arrivée au pouvoir, était-il possible d’arrêter la marche vers l’abime ?

De même j’ai cherché à connaitre les réactions des universitaires de Columbia lors des déclarations de guerre des Etats-Unis à l’Allemagne et au Japon. J’ai pris aussi de l’intérêt à décrire la vie quotidienne et les interrogations morales des centaines de scientifiques européens enfermés pendant trois années dans le centre de recherche de Los Alamos, pour construire l’arme qui devait déterminer l’issue de la guerre. Pourquoi les Américains et les réfugiés ont-ils réussi là où les Allemands ont échoué. Mais au-delà de mon héros et des scientifiques qui l’entourent, j’ai souhaité décrire certains comportements de la population américaine, de la déclaration de la guerre jusqu’aux  bombardements d’Hiroshima et de Nagasaki.

Ce récit romancé, où prennent place des événements historiques de la période 1930-1945 et où apparaissent reconnaissables des responsables politiques ou militaires, m’a conduit à lire de nombreuses biographies, autobiographies et récits en vue de coller au plus près à la réalité historique.

 

 

 

 

samedi 28 janvier 2017

Nouvelles de nos amis Jean-Michel Delacomptée, Denis Grozda, Pascale Roze, Edith de la Héronnière...

Quelques (bonnes) nouvelles de nos auteurs amis...


Jean-Michel Delacomptée était l'invité jeudi 26 janvier de l'émission "En compagnie des auteurs" à 15h sur France Culture. Stimulants échanges sur la littérature à podcaster ou écouter en différé sans modération.
Il devrait publier en août "Le sacrifice des dames".


Denis Grozdanovitch vient de publier chez Grasset "Le génie de la bêtise". Il a fait la Une du Monde des Livres du vendredi 27 janvier avec une excellente critique. Il a participé le samedi 28 à "Réplique", l'émission d'Alain Finkielkraut de 9h sur France Culture, avec Belinda Canonne. Là encore écoute stimulante toujours possible en replay. Il présente et dédicace son livre le 2 février à l'Ecume des Pages, Bd St Germain à Paris à 18h30.


Valérie Delbore lira des extraits du "Aimer et ne pas écrire" de Claire Tencin, chez Tiluli, 142 rue de Rennes, samedi 4 février à 18h.


Pascale Roze doit publier la semaine prochaine le roman dont elle nous a un peu parlé lors du dernier Grand Rendez-Vous.


Actuellement à l'affiche à Paris au théâtre de la tempête "Urfaust de Goethe, traduit par notre ami Jean Lacoste et Jacques Le Rider.


Edith de la Héronnière publie prochainement aussi trois livres dont un à Rome.


Nos auteurs amis travaillent....


Notre amie Sophie Caillat, éditrice fondatrice de Premier Parallèle, qui sera notre invitée d'avril, est aussi très dynamique. Elle vient d'éditer "Le complexe de Caïn" de Gérard Haddad, qui rencontre un grand succès. Parmi d'autres publications, toutes intéressantes.